‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 79 sur 194 · L'ESPRIT DU FLEUVE · texte numérisé non relu

L'ESPRIT DU FLEUVE

Lxs onze pièces suivantes sont en tête de la seconde partie de ce recueil, comme un groupe à part qui, à raison de la forme narrauve, plus ou moins pure, plus ou moins mixte des morceaux dont il se compose, vient assez naturellement à la suite de la partie précédente. Peut-être mème quelques-unes des chansons que je. placé ici, comme roulant sur des fictions, ont-elles pour base des traits historiques, et auraient-elles dû être mises dans la première partie. Sur ces pièces-là, je diräi, en passant, mes conjectures; mais faute de données expresses pour les regarder comme historiques, J'ai dû les laisser parmi celles qui ne le sont pas.

Des onze pièces dont il s'agit, la première n'est qu'un fragment, mais un fragment intéressant et singulier, qui méritait d’être conservé. Quelque court qu'il soit, il indique assez bien le sujet de la chanson à laquelle il appartient, dont il fait le commencement et probablement la partie la plus originale. Il s’agit d'une jeune femme qui parcourt les campagnes, cherchant pour son mari malade un remède merveilleux, mais aussi

merveilleusement rare. Elle exhale sa douleur dans un chant plaintif si touchant, que, venant à traverser une rivière, sur un pont, la rivière s'arrête, et le pont se fend, comme s'il allait s'écrouler dans l'eau. Alarmé de ce désordre, l'Esprit gardien de la rivière accourt sur le bord, pour conjurer la jeune femme de chanter un air moins triste, une chanson qui n'émeuve point les pierres et les rivières.

L'unique copie de ce morceau que j'aie eu à ma dsposition renferme un septième vers, qui est celui-ct:

Na χάµω στροῦγγαν τοῦ λαγοῦ, τὸ γάλα tou v' ἁρμέξω.

Pour faire un enclos pour un lièvre , et traire le lait de ce lièvre

| J'ai omis ce vers bizarre, qui aurait ajouté plus d'esbarras que de clarté au morceau auquel il se rapporte, bien qu'il soit counu que le lait du lièvre mâle est renommé dans les fables et les superstitions populaires des Grecs, comme un remède tout puissant pour jt ne sais quelles infirmités, et aussi comme symbole d'u chose impossible à trouver.

Φου ωὑυοουωυουυ ουσ ωωωωωωσωωσονσ ων ως νυν νο LS LR Là

TO ZTOIXEION TOY ΠΟΤΑΜΟΥ.

Καὶ τὸ γεφύρι ῥάγισε, καὶ τὸ ποτάµι στάθη, Καὶ τὸ στοιχειὸν τοῦ ποταμοῦ x’ αὐτὸ Ἰς τὴν xp ἐθγῖκε'

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