LA CI\U(U1E CASSÉE
Quand tu vas à l'eau, chère Marie,
Dis-moi à quelle heure:
Je serai là et t'attendrai
Pour hriser ta cruche,
Et que tu retournes à vide vers ta mère.
— « Où est ta cruche, ma fille? »
— J'ai fait un faux pas, ma mère, Je suis tomhée, et je l'ai cassée.
— « Ce n'est point un faux pas,
(( C'est quelque étroite embrassade ! »
LE PALLICARE MOURAM D'AMOUR
Hélas! je me meurs, et ne trouve aucun remède. Le monde n'a pas de plante pour me guérir, si ce n'est un baiser savoureux, humide et sucré. Jeune fille, je sais que tu l'as, et je viens te le demander : si tu me le refuses, tu m'enterreras avant huit jours.
Et quand tu passeras devant ma tombe dans ton voisinage, tu diras alors,'jeune fille : « C'est pourtant dom- « mage qu'un si jeune homme soit déjà la proie de la (( mort; et qu'un si brave PalHcare se soit perdu par « amour! »
s i: ]\ K N A D F. s . C 11 \ > T S W A Fl I N S.
\A PLÂIME AMOUREUSE
L'amour ne va jamais sans chagrins, sans douleurs et sans soupirs.
Nuit et jour, ô ma lumière, je te désire; et je n'ai pas d'ami fidèle à qui dire mes peines.
J'étais autrefois un petit oiseau sans raisonnement; je suis tombé en folie, et en bien des maux à la fois.
Petits oiseaux qui êtes libres, n'entrez pas en cage; fuyez les tromperies et les embûches de l'amour.