‹ Chants populaires du NordChapitre 50 sur 110 · L'INNOCENCE RECONNUE · texte numérisé non relu

L'INNOCENCE RECONNUE

Le malheur^est à la porte de chaque homme. La petite Christine l'a éprouvé.

Pierre revient du thing, La petite Christine court à sa rencontre.

— Soyez le bienvenu , mon Pierre , soyez le bienvenu. Quelles nouvelles rapportez-vous du thing?

— Je rapporte des nouvelles du thing. Mais elles ne sont pas bonnes.

Ton fiancé t'a défendue, car on a parlé de toi , on a parlé de meurtre et de déshonneur.

— Mon cher Pierre, ne croyez pas à ces propos. On a souvent calomnié les femmes les plus hoimêtes.

— Écoute, ma chère fille, tu en sauras quelque chose aujourd'hui ; les paysans charrient du bois , demain tu seras brûlée.

Ils prirent la petite Christine , jetèrent sur elle un manteau bleu et la portèrent sur un cheval.

Elle arrive dans la plaine verte. — Loué soit notre Père qui est au ciel. Je vois mon lit de fiancée.

Ma couche est si rouge. ^les coussins sont si bleus. Il y a peu de chevaliers qui marient ainsi leur fille.

Ils prennent la petite Christine et la placent au milieu de l'assemblée ; deux de ses fenmies tressent ses blonds cheveux.

Douze juges la condamnent à mort. Douze juges la condamnent à être brûlée.

140 CirWTS POPULAIRES DU XORD.

On prend la peliie Christine, on la jette dans le Iwasier ardent. Le feu renlonre. Elle reste belle et rose.

— Grâces soient rendues au Dieu puissant qui est venu à mon secours. Maintenant j'irai dans un cloître et je servirai Dieu jusqu'à ma mort.

Elle" entre au cloître. Son père et son fiancé moururent de douleur.

Elle entre au cloître et met avec bonheur le voile noir sur ses beaux cheveux.

Page 1