ELLE N'EST PAS MORTE
Aux survivants de la semaine sanglante.
On l'a tuée à coups d^chassepot,
A coups de mitrailleuse, Et roulée avec son drapeau
Dans la terre argileuse.
Et la tourbe des bourreaux gras Se croyait la plus forte.
Tout ça n'empech'pas, Nicolas, QuUa Commune n'est pas morte !
Comme faucheurs rasant un pré, Comme on abat des pommes, Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et ces cent mille assassinats Voyez c'que ça rapporte.
Tout ça n'cmpéch'pas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte !
CHANTS RKVOLUTIONNATRES
On a bien fusillé Varlin,
Flourens, Duval, Millière, Ferré, Rigault, Tony Moilin,
Gavé le cimetière.
On croyait lui couper les bras Et lui vider Paorte.
Tout ça n'empéch^pas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte !
Ils ont fait acte de bandits, Comptant sur le silence, Achevés les blessés dans leurs lits.
Dans leurs lits d'ambulance.
Et le sang inondant les draps Ruisselait sous la porte.
Tout ça n'empêch'pas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte !
Les journalistes policiers.
Marchands de calomnies, Ont répandu sur nos charniers
Leurs flots d'ignominies Les Maxim'Ducamp, les Dumas, Ont vomi leur eau-forte.
Tout ça n'empêch'pas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte !
C'est la hache de Damoclès,
Qui plane sur leurs têtes.
A renterr'ment de Vallès, Ils en étaient tout bêtes.
Fait est qu^on était un fier tas A lui servir d'escorte !
C'qui vous prouve en tout cas,
Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte!
Bref, tout ça prouve aux combattants
Qu'Marianne a la peau brune, Du chien dans Tventre et qu'il est temps
D'crier : vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas Qu'si ça marche de la sorte, Ils sentiront dans peu.
Nom de Dieu!
Qu'la Commune n'est pas morte!
Paris, mai 1886.
mPAHuuummmmmumuum
Pages
Préface de Henri Rochefort vu
Appréciation de Gustave Nadaiu xni
Appréciation de Jules Vali i:s xix
Jean Misère , i
La Toile d'Araignéi: 4
A Napoléon I»"" ^
Abondance • ^)
La Sainte Trinité 7
Blanqui .... 8
Droits et Devoir> 9
Mangin. . lo
Marguerite 1 1
Les Bêtes férocks i ^
L'Internationale. . i3
L'Enfantement i*)
Jean Lebras k.i
La Mort d'un Glouk ...... 22
Propagande des Chansons , . 24
Tuer l'ennui , . 27
Pages
La Guerre 29
Le Défilé de l'Empire :^-
La Grève des Femmes 35
Don Quichotte 38
Défends-toi, Paris 41
Guillaume et Paris 43
La Montagne 45
Le Politicien 47
Madeleine et Marie 4(^
Ventre creux 5i
L'Anthropophage ,..,., 54
Ce que dit le Pain 37
3i Octobre 5()
Le Chômage 62
Caserne et Forêt >',?
Le Fils de la Fange t 7
Sentier des Bois
J'ai faim
Vieille Maison a démolir
Leur bon Dieu 70
Juin 1848 78
La Terreur blanche So
Tu NE SAIS donc rien?
En avant! la Classe ouvrière
Après nous la fin du monde )
Le Congrès ouvrier
N'en faut plus
Chacun vit de son miîiilk
Les Phases de l'Égalité
L'Auge
Images
Bonhomme en sa maison io5
La Commune a passé par la 107
Le Va-tout 110
La République honnête i i-i
Déjà! ii5
La Science fermière 117
Salut aux quinze mille voix 120
Le Repeuplement 122
Un Utopiste en 1800 124
L'Oisive 127
Les Classes dirigeantes i2(j
Le Lierre a l'œuvre 02
Les Buveurs de sang 04
La Scie et les Bûches l'SG
L'Économie politique i38
Le Huit 14^
L'Enterré vivant 144
La nouvelle Ère i4'3
La Grève M"^
« On fusille les voleurs! » i5i
Le petit Oublié i54
Monsieur Larbin iSy
L'Enfant volée 160
Le 21 Janvier 162
Amnistie sociale i'')3
Les Affameurs iô8
Santé fraternelle 171
La Veuve du Carrier 17-^
La Fille de Thermidor 17'i
Le Monument des Fédérés i-<j
L'Insurgé
Le Rêve du Forgeron
Ah! t'es rien,., bon!
L'Avenir social
Chauffe-toi, c'est de ton bois.^ Pas de fête sa.ns l'Amnistie. , .
Jules Vallès
Le grand' Krack
Rien de changé
L'Age d'or. .
Quand viendra-t-elle
Logements insalubre?
Regain de jeunesse
La Revanche des Moutons ....
Cent mille!
Cartouche banquieu
La Sacoche
Le Mur voilé
Elle n'est pas morti:
Paris. — Imp. réunies, C. rue du Fom
Pottier, Eugène
Chants rivolutionnaires