‹ Chants révolutionnaires. Préf. de Henri RochefortChapitre 59 sur 106 · L'AUGE · texte numérisé non relu

L'AUGE

A .l.-B. Clément, membre de la Commune.

L'ordre bourgeois, c'est Pauge immense Où de gros porcs sont engraissés.

Tous les fumiers de Topulence Sous leurs groins sont entassés.

Ils se gavent du populaire, Ces déterreurs de capitaux,..

Ce n'est pas avec de Peau claire Qu'on engraisse les aristos!

Ils ont tout pris : les champs, la ville, L'État, la Banque et le Trésor, Des faux savants la clique vile Erige un culte au cochon d'or.

Un vin pressuré du salaire.

Les saoule au fond de leurs châteaux... Ce n'est pas avec de l'eau claire Qu'on engraisse les aristos!

Affamé, squelette qui navre, Vois-les digérer, triomphants, La chair qui manque à ton cadavre, La cervelle de tes enfants.

Quand leur règne affreux se tolère, Les peuples y laissent leurs os.

Ce n'est pas avec de Teau claire Qu'on engraisse les aristos!

Dans leur ordure ensoleillée, Conchiant l'industrie et Part, La haute classe entripaillée Fait des lois et se fait du lard.

Tout se faisande pour leur plaire.

Il leur faut larbins et cateaux.

Ce n^est pas avec de Peau claire Qu'on engraisse les aristos!

Abrutis par les folles sommes Qu'ils volent aux crève-de-faim, Ces pourceaux ne seront des hommes Que quand ils gagneront leur pain.

Bientôt leur auge séculaire Va s'effondrer sous nos marteaux.

Ce n'est pas avec de Teau claire Qu'on engraisse \c< ari^to^'

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