‹ Chants révolutionnaires. Préf. de Henri RochefortChapitre 70 sur 106 · LE LIERRE A L'ŒUVRE · texte numérisé non relu

LE LIERRE A L'ŒUVRE

Au citoyen Georges Baillet, du Caveau.

Clôturant un domaine vaste, Un vieux mur étreint le château.

Le lierre, y déployant son faste, Le couvre d'un épais manteau.

En dogme immuable, il se pose, Ce vieux mur individuel.

Avec ce fétiche morose, Le lierre entame un long duel.

Force vivace, en guerre ouverte Avec l'usurpateur maudit, Il Tétreint, sous sa poigne verte.

Le mur résiste et se raidit.

D'un soleil à l'autre plus grande, La plante, aux ongles aiguisés.

CHANTS RIJVOLUTIONNAIRKS

Répand ses jets de propagande Sur les moellons plus divisés.

Dès qu'il s'en détache une pierre, Victoire! un trou vide apparaît, Un pan de ciel et de lumière, Comme un œil bleu qui s'ouvrirait.

Va, lierre, abolis la clôture, Sois instrument d'Egalité, Conforme au vœu de la Nature, Livre-nous la Propriété.

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