‹ Chants V, VI, VII et VIII de l'OdysséeChapitre 2 sur 13 · DU CINQUIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE · texte numérisé non relu

DU CINQUIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE

Minerve s'efforce de nouveau d'attendrir les dieux sur le sort d'Ulysse et de Télémaque (1-20). Jupiter envoie Mercure dans l'île de Calypso pour lui ordonner de laisser partir Ulysse (21-42). Mercure arrive chez Calypso ; description de la grotte habitée par la nymphe (43-74). Après un repas hospitalier, Mercure apprend à Ca-lypso la volonté de Jupiler; douleur et plaintes de Calypso (75-147). Elle va trouver Ulysse, lui annonce qu'il est libre de partir, et s'en-gage envers lui par un serment redoutable (148-191). Elle essaye en vain de le retenir en lui parlant des dangers qu'il va courir (192-227). Ulysse, aidé par Calypso, construit un radeau en quatre jours (228-- 261). Il quitte l'île et, au bout de dix-huit jours, approche de la terre des Phéaciens (262-281). Neptune le voit voguer paisiblement sur les flots et soulève contre lui une furieuse tempête (282-332). La déesse Leucothée prend pitié d'Ulysse, et l'engage à quitter son ra-deau pour se sauver à la nage; tandis qu'il hésite, une énorme vague brise le radeau (333-381). Minerve apaise la tempête; après avoir nagé pendant deux jours, Ulysse fait de vains efforts pour aborder dans l'île des Phéaciens (382-444). Il implore la pitié du dieu d'un fleuve, qui le laisse pénétrer dans son embouchure (445-464). II touche la terre enfin, mais mille inquiétudes l'assiègent; il gagne un bois voisin du fleuve, et se couche dans un lit de feuillage (465-193).

L'Aurore sortait de la couche du beau Tithon pour apporter la lumière aux immortels et aux hommes; les dieux s'assemblèrent, et Jupiter au tonnerre formidable, supérieur à tous en puissance, prit place au milieu d'eux. Minerve leur racontait les douleurs sans nom-bre d'Ulysse ; car le héros retenu dans les demeures de la nymphe était présent à sa mémoire et à son cœur.

« Jupiter, et vous tous , dieux immortels et bienheureux, que dé-sormais nul des rois qui portent le sceptre ne soit bon, clément, doux et ami de la justice; mais qu'ils soient toujours sévères et qu'ils pratiquent l'iniquité, puisque personne ne se souvient d'Ulysse au milieu de ce peuple sur lequel il régnait comme un bon père. En HOMÈRE.

Page 1