ÉLÈVES
Antoine Galland, professeur royal en langue arabe.
François Bourdelin, conseiller au Chàtelet.
Jean-Baptiste Rousseau (2).
Jean-François Simon, docteur en droit, et depuis directeur du cabinet des antiques de Sa Majesté.
Jean Phévost, chanoine de Gerberoy (3).
Jean-René Allaneau de la Bgnnodièp.e.
Joseph Duché.
Louis BoiviN, avocat au pailement.
Nicolas Henrion, avocat au parlement, et depuis doctem* agrégé de la faculté de droit.
Philibert-Bernard Moreau de Mautour, auditeur des comptes.
Antoine Coypel avait dessiné avec une rare perfection les médailles destinées à l'Histoire métallique de Louis XIV. En 1717, de Boze rendait au peintre ce bel hommage : « M. Coypel, qui est présentement premier
(1) Art VII du règlement.
(2) Lo poète, qu'on est surpris de rencontrer parmi les érudits, fut déclaré vétéran en 1705. En 1712, à la suite de couplets satiriques, il se fit exiler et mourut à Bruxelles en 17V.
(2) Gerberoy, village du département de l'Oise.
peintre du Roy, exécuta avec un succès digne de toute la réputation qu'il s'est acquise, les difîérens desseins de médailles que l'Académie avoit imaginés. On employa les plus habiles graveurs de l'Europe pour les coins d'acier et pour les gravures en taille douce. Les Académiciens partagèrent entre eux et revirent ensemble la description des événemens marqués sur les médailles (1). »
Notons vite ce trait de gratitude. L'Académie de 1701 accorda au peintre une quasi agrégation et lui réserva une place à la suite de ses membres.
« M. Coypel, qui avoit si bien mérité de l'Académie, ajoute un peu plus loin de Boze (2), n'y eut aucune place marquée; mais M. de Pontchartrain écrivit à la Compagnie que l'intention du Roy étoit que M. Coypel y eût toujours une séance (3) agréable; et les Académiciens y ajoutèrent d'un consentement unanime qu'il participeroit aussi à la distribution des jetons. Sa place a été fixée depuis à la suite des pensionnaires (4) . »
Nous avons trouvé l'original de ce règlement de ^701, dans un recueil de la Bibliothèque nationale. C'est le texte primitif, imprimé à Paris, à l'imprimerie royale, par Jean Anisson, qui y prend le titre de « libraire de l'Académie royale des Inscriptions et Médailles » . Le titre est semblable à celui qui est fourni par de Boze : « Rè-
(1) Histoire de l'Académie des Inscriplions et Belles-Lettres, I, i). 7.
(3) Séance, siège, place.
(4) Un peu plus loir», on verra le nom de Coypel à la suite des Associés.
glement ordonné par le Roy (l)jpour l'Académie royale des Inscriptions et Médailles. » Mais le texte dont nous parlons renferme une particularité : il indique l'adresse de tous les membres, honoraires, pensionnaires, associés et élèves nommés en 1701. De plus, conformément au désir du ministre, qui réclamait pour Antoine Coypel « une séance agréable », à la suite des Associés, nous trouvons le nom du peintre avec l'indication de son domicile : Aux galei'ies du Louvre. Voici la mention flatteuse dont Coypel est l'objet : « Antoine Coypel, peintre ordinaire du Roy, premier peintre de Son A. R. Monseigneur le duc d'Orléans, et professeur en l'Académie royale de peinture et de sculpture. Dessinateur. Aux galeries du Louvre (2). »
Telle fut l'organisation de 1701. U Académie royale des Inscriptions et Médailles devait se composer désormais de quarante membres : dix honoraires, dix pensionnaires, dix associés et dix élèves. Mais le titre même, qui lui était donné en tête du Règlement de 1701, manquait encore de consécration officielle. Elle le reçut enfin en 1713, par lettres patentes données à Marly au mois de février de cette année, et enregistrées au parlement le 3 mai suivant. Dès lors, elle porta le nom di' Académie royale des Inscriptions et Médailles (3).
(1) Peut-être est-ce là ce que M. Maury (p. 29) entend pai' Vordonnance du roi, a qui remplit le premier cadre de ses membres ». — (Voy. aussi ce Règlement, Recueil de M. Aucoc, p. li.)
(2) Edits, Déclarations et Arrêts; vol. X, 1701, juin-octobre 1702. Sans pagination. Recueil factice. Ribl. nat., F.
(3) Voy. ces lettres patentes, p. 399.
Elle ne le garda que trois ans. En 1716, au lendemain de la mort de Louis XIV, on crut bon de lui en donner un autre. C'est la maladie de tous les régimes nouveaux, de toutes les directions nouvelles, du moins en France, de trouver mauvais ce qui a été fait ou établi auparavant. Et, pour montrer que l'ère des réformes sérieuses est bien venue, pour signaler son arrivée aux affaires, on s'applique à faire autrement, sinon mieux que ses devanciers : on change bruyamment toutes choses, depuis le nom des rues, jusqu'à l'uniforme des troupes et la dénomination des grandes institutions de l'État.
« A la mort du roi, nous dit de Boze, le soin de l'Académie fut donné à iVl. le duc d'Antin (1), comme il l'avoit été à MM. Colbert et de Louvois, surintendans des bâtimens; et elle a trouvé, dans ce nouveau Mécène, tous les secours qui pouvoient rendre ses travaux plus célèbres, plus utiles et plus dignes des bienfaits du prince (2) . »
C'est le duc d'Antin vraisemblablement qui suggéra au Uégent l'idée de cette modification. Louis XIV était mort le.l" septembre 1715; et, dès la première visite faite au prince sous la conduite du duc d'Antin, le Régent proposait à la Compagnie de changer son nom pour un autre, qui répondît mieux à l'étendue de ses attributions. A son avis, le titre d'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui convenait bien davantage.
(1) Fils de M. et de M"" de Moiitospan; né en 1605, mort en 1736. — Jérôme de Pontchartrain avait été obligé de résigner ses fonctions au mois de novcml)rc 1715.
(2) Vol. I, p. 28.
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« La Compagnie, écrit avec une expression visible de contentement M. Maury, avait cessé d'être une simple commission des inscriptions et des devises; elle était devenue pour la France un sénat des lettres savantes. Le Régent le comprit, et quand, à son avènement au pouvoir, l'Académie lui fut présentée, il lui proposa d'échanger son titre d'Académie des Inscriptions et Médailles, qui ne répondait plus suffisamment à ses attributions, contre celui d'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1). » Mais, en bonne foi, le tableau n'estil pas un peu flatté, et le Régent s'était-il bien donné le temps de comprendre? J'en doute; en tout cas, la décision était assez précipitée. Le hasard a voulu que le changement ait été bon : tant mieux; il y avait mille chances pour qu'il fût mauvais.
Le nouveau titre lui fut conféré par arrêt du Conseil d'État, en date du 4 janvier 1716. Le même arrêt supprimait la classe des élèves et augmentait de dix membres la classe des associés, en sorte que le nombre des académiciens demeurait toujours fixé à quarante. « Le roi étant en son Conseil, de l'avis de M. le duc d'Orléans, régent, a supprimé et supprime, dans son Académie royale des Inscriptions, la classe des élèves; ordonne que celle des associés sera augmentée du même nombre de dix sujets, qui seront élus par voie de scrutin; et qu'à l'avenir ladite Académie, connue jusqu'à présent sous le nom d'Académie des Inscriptions et Médailles, soit
(1) A. Maury, p. 38.
appelée Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1). » Les choses demeurèrent à peu près ainsi jusqu'à la Révolution. L'Académie ne se partagea plus qu'en trois classes : les honoraires, les pensionnaires, les associés. Une quatrième catégorie, celle des vétérans, s'était formée peu à peu. Elle se composait de ceux qui, en raison de leur âge ou de leurs infirmités, avaient obtenu d'être dispensés des travaux exigés des pensionnaires. Le règlement de 1701 n'avait nullement prévu la formation de cette classe de membres inactifs. Le Régent voulut empêcher qu'elle n'augmentât outre mesure. En 1717, au moment où de Boze écrivait son histoire, les vétérans s'élevaient au chiffre considérable de quinze : quatre pensionnaires et onze associés (2). « Leur nombre, dit l'historien de l'Académie des Inscriptions, passoit le tiers des académiciens actuellement en place (3). » Le duc d'Orléans fit décider qu'on serait admis dans cette classe seulement après dix ans de bons services, et quand on serait dans l'impossibilité de prendre part aux travaux de l'Académie.
L'arrêt du Conseil d'Etat porte la date du 23 mars 1716. 11 est contresigné par le duc d'Antin. Celui-ci avait probablement provoqué cette mesure, « sur ce qui a été représenté au roi, étant en son Conseil, disait l'arrêt de 1716, qu'il y a dans l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres un si grand nombre d'académi-
(1) Recueil de M. Aucoc, p. lxi.
(2) Voy. de Hoze, I, 38.
(3) Vol. I, 29.
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ciens vétérans qu'il passe le tiers des académiciens actuellement en place, et que le feu roi Louis XIV, de glorieuse mémoire, jugeant que cette multitude de vétérans pouvoit nuire à la discipline de la Compagnie, avoit ordonné, dès le mois d'août 171/4, que lesdits vétérans n'auroient voix délibérative dans les élections et les autres affaires particulières de l'Acadéniie qu'au nombre de quatre seulement, savoir, les plus anciens de ceux qui se trouveroient pour lors aux assemblées (1). »
« C'était le ministre qui était le grand électeur, dit quelque part M. Maury à propos de certains choix, et de Boze le conseillait (2). » En ce qui concerne la décision prise en 1716 au sujet des vétérans, le conseil, en eflet, semble bien venir du secrétaire perpétuel. Le passage se trouve presque textuellement reproduit dans son histoire.
En 1793, un décret de la Convention supprima toutes les Académies. Le 8 août 1793, l'abbé Grégoire avait fait un rapport sur les Académies et conclu à leur suppression. L'article I"' du projet de décret fut adopté. 11 était ainsi conçu : « Toutes les Académies et Sociétés littéraires, patentées par la nation, sont supprimées. »
Après la Terreur, lorsque la France reprit enfin possession d'elle-même, les anciennes Académies reparurent. La Constitution de l'an IH porte (Titre X, article 298} : « Il y aura, pour toute la République, un
(1) Recueil de M. Aiicoc, ]). LXiir.
(2) A. Maury, p. 39.
Institut national chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences (1). »
La loi du 3 brumaire, an IV (25 octobre 1795), dont nous avons parlé ailleurs (2), renfer::iait dans son titre IV l'organisation de l'Institut. Celui-ci fut divisé en trois classes :
I" Classe. — Sciences physiques et mathématiques. 11° Classe. — Sciences morales et politiques. IIP Classe. — Littérature et Beaux-Arts.
La Constitution du 22 frimaire, an VIII (13 décembre 1799), confirma l'existence de l'Institut. L'article 88 de la nouvelle constitution est ainsi conçu: « Un Institut national est chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les sciences et les arts. » Cette organisation subsista jusqu'au 3 pluviôse de l'an XI (23 janvier 1803).
A cette époque, où l'instabilité était comme l'essence même des institutions, Bonaparte, alors premier consul, organise autrement l'Institut. Il supprime la classe des Sciences morales et politiques, et divise Tlnstitut en quatre classes, au lieu de trois :
V° Classe. — Sciences physiques et mathématiques. Il" Classe. — Langue et littérature françaises. 111° Classe. — Histoire et littérature anciennes. 1V° Classe. — Beaux- Arts.
En 1815, à la Restauration, autre nouvelle organi-
(1) Pour ces lois, règlements, etc., voy. Annuaire des Sociétés savantes, 1846, et le récent Recueil de M. Aucoc, pp. 3 et suiv.
sation. On s'appliqua en particulier à rendre à chaque classe son ancienne dénomination. Le 21 mars 1816, parut l'Ordonnance qui remaniait l'Institut pour la troisième fois, et le constituait tel qu'il est encore aujourd'hui (1). Louis XVIII rétablissait les quatre Académies telles qu'elles existaient dans l'ancien régime, et les nommait à peu près dans l'ordre de leur fondation : l'Académie française, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, l'Académie des Sciences et l'Académie des Beaux-Arts. Cette dernière était réellement la seconde par ordre de date; elle avait été fondée en 16/i8, sous le nom d' Académie l'oyale de Peinture et de Sculpture; et ses statuts et règlements avaient été approuvés par lettres patentes du mois de février de la même année (2) .
L'Académie des sciences morales et politiques, supprimée par Bonaparte en 1803, ne fut pas rétablie en 1816. Elle ne l'a été que plus tard, en 1832, sur le rappoit de M. Guizot, alors ministre de l'instruction publique (3).
Par l'Ordonnance de 1816, l'Institut reprenait le nom d'Institut de France^ et chacune des quatre classes le nom A' Académie qu'elle avait avant la Révolution.
Quant à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, l'article XII de l'Ordonnance de 1816 lui conservait
(1) Voy. cette Ordonnance, Recueil de M. Aucoc, p. 108.
(2) Recueil de M. Aucoc, p. cvi et suiv. — (Voy. Revue des Deux- Mondes, n" des 1°' et 15 juillet, 15 août, 1" et 15 septembre 1889, une série d'articles du vicomte Delaborde : l'Académie des Beaux- Arts et ses Origines.)
(3) Voy. cette Ordonnance, en date du 26 octobre 1832; Recueil de M. Aucoc, p. 123.
i:t nos deux premières académies 489
« l'organisation et les règlements actuels de la troisième classe de l'Institut ».
Cette troisième classe, depuis le décret de 1803, se composait de quarante membres et de huit associés étrangers. Elle pouvait nommer soixante correspondants nationaux ou étrangers. De plus, comme la seconde classe, elle avait son secrétaire perpétuel (1).
Mais un règlement, approuvé par ordonnance du 16 mai 1830, fit des changements considérables à ces diverses dispositions (2). L'Académie des Inscriptions demeure toujours composée de quarante membres. Mais elle a, en outre, une classe d'académiciens libres. Ceux-ci sont au nombre de dix et jouissent des mêmes droits que les quarante. Seulement, pour l'indemnité, ils n'en reçoivent point d'autre que celle du droit de présence. L'Académie a, de plus, huit associés étrangers et quarante correspondants français ou étiangers.
Une ordonnance du 6 février 1839 a modifié ce dernier chiffre. Elle a porté à cinquante le nombre des correspondants, dont trente étrangers et vingt français (3).
Le bureau de l'Académie des Inscriptions est autrement composé que celui de l'Académie française. Au lieu du directeur et du chancelier, elle a un président et un vice-président. La durée de la présidence et de la
(1) Voy. cet arrêté du 23 janvier 1803, dans V Annuaire de V institut pour 1888, p. li\.
(2) Voy. ce règlement et cette ordonnance dans le Recueil de M. Aucoc, pp. 229 et suiv.
(3) Voy. Annuaire de l'institut \w\\\' 1888, j). 95; et Recueil Aucoc, p. 243.
vice-présidence est d'une année. Ainsi, [)our 18.S(S, le bureau de l'Académie des Inscriptions se conaposait ainsi :
MM. le marquis d'Hirvey de Saint-Denys, président; Barbier de Meynard, vice-président ; H. Wallon, secrétaire perpétuel.
Le règlement de 1830, encore en vigueur aujourd'hui, a fixé le vendredi pour les séances ordinaires de cette Académie. Elles ont lieu le vendredi, de trois heures à cinq heures. En vertu du même règlement, l'Académie devait avoir une séance publique au mois de juillet. « Chaque année, disait le règlement de 1830, l'Académie rendra publique une de ses séances de juillet (1). w
Nous ajouterons ici quelques mots sur l'époque des séances publiques de l'Institut. Ces réunions ont varié avec les divers régimes que nous avons connus. Sous Louis XVIII, l'Académie française, conformément à l'ancienne tradition, tenait sa séance publique le 25 août, pour la Saint-Louis. La séance était précédée du panégyrique de saint Louis, prononcé à l'église Saint-Germain l'Auxerrois, devenue paioisse royale. C'est d'après cet usage que Maury avait fait jadis le panégyrique de saint Louis, dans la chapelle du Louvre, le 25 août 1772, « en présence de l'Académie françoise (2) ».
M. Claretie vient de décrire une de ces séances solennelles en 1789. Nous allons voir, dans une seule assera-
(1) Art. 37 du rôgloment. (Voy. Recueil L. Aucoc, p. 235.)
(2) Maury fut reçu plus tard membre do l'Acadcmio française, Je 27 janvi(>r 1785. Il remplaçait Le Franc do Porapignan.
blée (le ce genre, le tableau de toutes les autres: le cérémonial ne changeait pas en ces occasions, et les choses se passaient invariablement tle la même manière. f< C'est le jour de la Saint-Louis, disait récemment M. Claretie, qu'avait lieu, au Louvre, dans une vaste salle ornée de tapisseries, maintenant consacrée au musée de sculpture de la renaissance, la séance publique annuelle de l'Académie. Le matin, l'Académie assistait à la messe solennelle de la Saint-Louis; le soir, c'est-à-dire dans l'après-midi, elle tenait sa séance publique. Le 25 août 1789, après avoir entendu prêcher M. l'abbé d'Aiguebelle, l'Académie couronnait publiquement la poésie de M. de Fontanes, mettait au concours, pour l'année 1790, l'éloge de Vauban et celui de Jean-Jacques Rousseau, citoyen de (ienève, et laissait, pour le prix de poésie, le sujet et le genre de poésie au choix des auteurs (1). »
Sous le gouvernement de Juillet, l'Académie française eut sa séance publique à la Saint-Philippe, au mois de mai. Pendant le second Empire, nous l'avons vue ramenée au mois d'août : elle avait lieu alors ou le l/i ou le 16 août. A la chute de l'I'hTipire, l'Académie française a tenu pendant quelques années sa séance publique annuelle au commencement du mois d'août.
11 y a peu de temps, elle a modifié cette date incommode, qui n'avait plus de raison d'être depuis la disparition des pouvoirs anciens et nouveaux. Le mois d'août
(l) L'Académie française en 1789, par M. Jules Clarctio, de l'Aca- (léniie fraiiraise. Lu dans la séance publique annuelle dos cinq Acudéniies, le 25 octobre 1889.
n'était guère propice à ces brillantes réunions. Elle tient maintenant sa séance annuelle dans le courant de novembre. A cette époque, elle retrouve son public habituel, ramené à Paris par la brièveté des jours et l'approche de l'hiver.
Le même motif a porté l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à reporter de l'été à l'automne sa séance annuelle. Celle-ci a lieu, depuis le même temps, dans le courant du mois de novembre (1).
De Boze a été le véritable premier secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions. Jusque-là, tant qu'elle ne fut qu'un comité consultatif, à l'usage du surintendant des bâtiments, les fonctions de secrétaire n'avaient rien de définitif et d'officiel. Ces derniers, Perrault, Gallois, La Chapelle en particulier, furent à peu près exclusivement au service de Colbert et de Louvois, à qui ils devaient rendre compte des faits et gestes de la petite Académie. De là, croyons-nous, la nécessité de distinguer entre eux les premiers secrétaires et les secrétaires perpétuels de l'Académie des Inscriptions,