ACTE FINAL
pour une de vos adhérentes... C'est parce que je ne voudrais pas vous contraindre à avouer vous-mêmes votre âge que je consens à passer aujourd'hui pour votre doyenne ! C'est vous flatter beaucoup, mesdames !...
LA PRÉSIDENTE
Voyons, madame Potaufeu, pas de coquetterie !
Ne nous demandez pas l'impossible !
MADAME POTAUFEU.
Madame Lenglumé a raison ; du reste, comme je place les intérêts de la Société au-dessus d'une question de pure vanité, je passe tout de suite à la discussion du second article de notre PROTESTATION. Je trouve, mesdames, qu'il est de la dernière injustice que les femmes soient éternellement condamnées à régler les soins du ménage et que ces messieurs vaquent à des emplois civils...
TOUTES
Très bien ! très bien !
MADAME POTAUFEU.
Je propose donc que nos maris ne dédaignent pas de mettre la main à la pâte, qu'ils fassent, à leur tour, la cuisine et que nous les remplacions dans leurs emplois civils !
Elle retourne à sa place.