‹ Charlemagne et sa cour: (742-814)Chapitre 48 sur 89 · Historiens de France , tome V , page · texte numérisé non relu

Historiens de France , tome V , page

2. Liber Miraculorum S. Dionysii , dans le même recueil, tomeV, page 452.

3. Voy. une dissertation de Bréquigny sur la date de sa naissance. Mémoires de VAcad. des Inscript. , t. XXXIX, p. 617.

nous raconte qu'en 784, ayant rencontré les Westplialiens sur les bords de la Lippe, il lança contre eux sa cavalerie j les mit en pièces et courut ensuite, fier de sa victoire, trouver soji père dans la ville de Worms*.

n faut croire qu'à cet âge il avait plutôt le titre que la réalité du commandement; mais, du moins, il assistait et prenait même quelque part à ces rudes mêlées, où cavaliers et fantassins , nobles et serfs , luttaient poitrine contre poitrine et glaive contre glaive; où, la victoire étant le prix de la force et non pas de savants calculs , tous les combats étaient d'horribles massacres. Quels jeux pour cet enfant! Tel était le régime auquel Charlemagne entendait soumettre tous ceux de ses fils qu'il destinait à l'empire. Appelés un jour à défendre leur part de l'héritage paternel contre tant de peuples vaincus , mais non soumis, ils ne pouvaient s'accoutumer trop tôt à la vue du sang, au mépris du danger; ils ne pouvaient trop tôt s'endurcir soit contre les perfides attraits de la mollesse , soit contre les énervantes émotions de la pitié.

A dix -huit ans, Charles allait pacifier la province du Maine , remplie de troubles par son évoque. Ce n'était pas une commission facile. Pour réduire l'évêquc du Mans, il fallut d'abord assém-

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