‹ Charles BarimoreChapitre 20 sur 23 · ARTHUR D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ARTHUR D'ANGLETERRE

ARTÎHR D'ANGLETERRE.

CHANT PROVENÇAL

Adieu, cruefle Béatrix,

Adieu, cour d'amour de Provence;

Je vais au loin chercher le prix

Que l'on refuse à ma constance.

Ainsi répète avec émoi

Le bel Arthur, roi d'Angleterre :

Car l'amour régnait sur un roi,

Alors comme sur un trouvère.

Arthur avait offert sa foi.

Son amour, son trône et ses armes :

Mais Béatrix refuse un roi, Malgré sa puissance et ses larmes.

Elle adorait un troubadour, Un jeune chanteur de Sicile.

On sait bien que jamais l'amour Sur les rangs ne fut difficile.

C'est en vain que dans les tournois Arthur brille par son adresse ; Que l'on admire ses exploits, Ses blonds cheveux et sa jeunesse.

11 redit dans son déplaisir :

« Puis-je supporter l'existeirce?

a N'ai pas encor de souvenir K Et déjà n'ai plus d'espérance. »

Bientôt une sombre langueur Le consume et le décolore :

Il s'affaiblitj il tombe, il meurt.

Ce lis à sa première aurore!

Beaucaire l'a vu se flétrir, On y chante encor sa romance :

<( Je n'eus jamais de souvenir « Et n'ai pas connu l'espérance. •»

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