L'Eau-forte est a la mode
Appréciation des gravures à Teau-forte modernes, article anonyme publié par la Revue anecdotique (2® quinzaine d'avril 1862).
86. Notice sur Théodore de Banville, dans le Boulevard du 24 août 1862.
Cette pièce, qui avait paru précédemment dans la
Revue fantamtte^ a servi en i863 pour les notices des Poètes français^ deCrépet.
Voir les n«» 7 5 et 90.
87. Petits Poèmes en prose. — Cette curieuse série, une des œuvres les plus originales de Ch. Baudelaire^ a commencé dans la Presse^ où elle a paru en partie en trois feuilletons.
Les pièces marquées d'un àstérique avaient déjà paru dans la Revue fantaisiste.
Le mardi 26 août 1862, parurent :
L'Introduction, à Arsène Houssaye. — L L'Étranger.
— II. Le Désespoir de la vieille. — IIL Le Confiteor de rartiste. — IV. Un Plaisant. — Y. La Chambre double.
— VI. Chacun la sienne. — VII. Le Fou et la Vénus. — VIII. Le Chien et le Flacon. — IX. Le Mauvais vitrier.
Le mercredi 27 août :
X. A une heure du matin, — XI. La Femme sauvage et la Petite maîtresse, — Xll. Us Foules *. — XIII. Les Veuves *. — XIV. U Vieux saltimbanque \
Le mercredi 24 septembre :
XV. U Gâteau. - XVI. L'Horloge\ - XVII. Vn Hémisphère dans une chevelure *. — XVIII. L'Invitation au voyage'. - XIX. Le Joujou du pauvre. - XX. Les Dons des fées.
A la fin de ce dernier feuilleton , on lit :
Sera continué. Mais plus rien n'en a paru dans la Presse, Il faut chercher la première suite
dans la Revue fantaisiste et deux autres suites dans le Figaro et dans la Revue de Paris,
Voir les n<>» 3i, 41 bis, 79, 87, 94, 95, 98, 100, io3, 121 et 123.
L'Introduction, adressée à Arsène Hous^ saye, directeur du Feuilleton de la Presse^ contient quelques lignes d'explication sur le sens et le but de ces petits poëmes, qu'il est bon de recueillir ici :
« Mon cher ami, j'ai une petite confession à vousfaire. C'est en feuilletant pour la vingtième fois au moins le fameux Gaspard de la nuit, d'Aloysius Bertrand, que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue et d'appliquer à la description de la vie moderne ou plutôt d'uNE vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.
« Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale, sans rhythme et sans rime, assez souple et heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience?
« .... Sitôt que j'eus commencé k travail, je m'aperçus que non-seulement je restais bien loin de mon mystérieux et brillant modèle, mais encore que je faisais quelque chose (si cela peut s'appeler quelque cAos«)de singulièrement différent, accident dont tout autre que moi s'enorgueillirait sans doute, mais qui ne peut qu'humilier profondément un esprit qui regarde comme le plus grand honneur du pocte d'accomplir ^«sre ce qu'il a projeté de faire. <•
CHAilLES BAUDELAIRE
88. Peintres et A<iUA-FoRTiSTEs , étude sur la Société des aqua-fortistes.
Boulevard du 14 septembre 1862.