INTRODUCTION. XXIII
décrits dans les premiers volumes de l'Histoire naturelle de Buffba lorsqu'il traite de la génération des animaux. Needbam aperçut aussi les vibrions ou anguilles de la colle de farine. 11 tira seulement de ses recherches une conclusion fausse^ celle des générations spontanées^ et il essaya vainement de faire adopter ce système jugé erroné aujourd'hui. Il ne faut pas s'arrêter aux plaisanteries de Voltaire sur Needham^ elles ne doivent pas nuire à une réputation aussi bien méritée que la sienne. 11 n'en fit pas moins des recherdtes importantes et dont les résultats furent d'une valeur réelle.
Le microscope fut encore l'auxiliaire des recherches d'Abraham Trembley^ qui^ simple précepteur des enfants d'une famille riche habitant aux environs de La Haye, en Hollande^ remarqua au bord d'un étang de petits animaux qui furent d'abord pris pour des plantes et qu'il coupa pour en faire des boutures. Mais quel fut son étonnement quand il vit que ces fragments ou tronçons étaient doués de mouvement et semblaient faire ressusciter d'autres êtres pareils aux premiers. 11 reconnut alors que c'étaient là de véritables animaux et les appela polypes à bras ou polypes d'eau douce. Nous les désignons aujourd'hui sous le nom d'hydres. Ce fut en 1740 que Trembley fit sa découverte, et en i7ii il en donna l'histoire en deux volumes avec quarante figures de Lyonnet, habile graveur et excellent insectologiste lui-même, qui publia, en 1760, une monographie extrêmement curieuse de la chenille du saule, ouvrage qui mérite d'être signalé comme un chef-d'œuvre de patience et d*exactitude.
Plusieurs autres savants appliquèrent le microscope à des recherches particulières sur la botanique et sur Tanatomie des corps, particulièrement celle du corps humain. Henschaw avait employé, en 1661 , les verres grossissants pour étudier les trachées des végétaux qui, après avoir été com-