Coramines, édit. de Mandrot, t. I, p
3. Bibliothèque nationale, ms. français 23262. Pièce justificative n^ XXIV.
4. Chef-lieu de canton, arrond' d'Evreux (Eure). — Le 13 novembre, le duc signe à Vernon un mandement pour faire payer six écus à René de La Chapellerie, écuyer d'honneur de feue sa mère (Bibliothèque nationale, ms. français 20415, n» 77). Quant à la date du 10, elle nous est fournie par le mandement suivant : « Trésorier et receveur gênerai de noz finances, nous vous mandons que vous baillez et délivrez à Pierre des Barres, serviteur de nostre amé et féal Jehan de La Berthonniere, la somme de neuf livres tournois, laquelle nous lui avons donnée en recompense d'estre venu devers nous de la ville de Bourges à Ponthoise et ailleurs, et nous avoir apporté lettres dudit de La Berthonniere, et vingt solz tournois à Jehan Charbonneau pour son voyage, partant de nostre ville de Gisors en nostre ville de Rouen porter lettres à nostre escuyer d'escuirie, faisans mencion faire diligence de noz abillemens ; et par rapportant ces présentes, nous emploirons ladite somme de dix livres en vostre rôle de ce présent mois. Donné à Vernon, le X^ jour de novembre l'an mil CGCC soixante cinq. (Signé :) Charles ». (Bibliothèque nationale, ms. français 20437, p. 13.)
CBàKLES de GUYENNE 9
sur la route de Rouen. Tandis que les commissaires du roi sont allés s'aboucher avec les représentants de son frère ^ celui-ci se préoccupe d'expédier par avance à Rouen son maréchal des logis Christophe de Plailly, chargé de tous les préparatifs pour l'arrivée du duc et de son cortège, qui comprend, outre le duc de Bretagne et une partie de ses troupes, Dunois, M. de Bueil ^ M. de Chaumont ^ des nobles du duché de Berry et d'ailleurs *. Plailly, en outre, doit se faire remettre les clefs du château de Rouen, qu'il réclamera à la veuve de Pierre de Brézé ^, et se charger d'apaiser les différends que la rivalité des officiers et des personnages appartenant à l'entourage du nouveau duc, plus préoccupés de mettre la Normandie en coupe réglée à leur profit particulier que de s'intéresser au bien public, pourrait amener à l'état aigu ^. En effet, c'était déjà à qui se ferait attribuer la capitainerie et maréchaussée de Rouen, convoitée à la fois par le comte d'Harcourt ^ Jean de Bueil, et l'écossais Patrick Folcart ^, ancien capitaine de la garde de Charles YII. On voyait affluer de toutes les parties de la province vers Rouen prélats et nobles, désireux de saluer leur nouveau souverain dès son arrivée; et, en attendant sa venue, pour occuper leurs loisirs, ils se réunissaient fréquemment dans une chambre de l'hôtel de ville et étudiaient les moyens les plus convenables de recevoir et d'honorer Charles de France, en même temps d'améliorer la situation du pays et d'apporter un soulagement aux contribuables par le dégrèvement des impôts ^.