‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 184 sur 598 · Chef-lieu d'arrond' (Calvados · texte numérisé non relu

Chef-lieu d'arrond' (Calvados

7. Archives municipales de Lisieux. Pièce justificative n^ XXII.

8. Le 6 janvier 1466, le roi accorde aux habitants de Gisors l'autorisation de lever un impôt de gabelle pour en affecter le produit aux réparations nécessaires aux fortifications (Bibliothèque nationale, ms. français ^5713, n** 78) ; à la fin du même mois, il leur donne en outre le droit de continuer à jouir et user de l'octroi à eux concédé par Charles VII de lever un impôt de deux sous parisis sur chaque minot de sel vendu au grenier de la ville, pour le même objet, « bien que leur ville ait été occupée par son frère Charles » (Bibliothèque nationale, ms. français 26090, n» 457 ; et Bibliothèque de la ville d'Avignon, ms. 4108, n« 6). Un droit de gabelle fut aussi accordé aux habitants de Pont-Audemer pour le même motif (Bibliothèque jiationale, ms, français 25713, n*^ 79).

rait-il pu en être autrement ? Comment ces villes auraient-elles prévu et la mauvaise foi de Louis XI et le renversement des alliances ? Plus tard, en mai et juillet 1466, le roi accordera des lettres de rémission, pour le même motif, aux habitants de Dieppe * et de Caudebec ^ , aux populations du bailliage de Cotentin, de Mortain et d'Avranches ^ , ainsi qu'au trésorier de l'église cathédrale de Rouen, J. du Bec * , à condition qu'iî fasse serment de loyalisme et parte pour Rome, d'où il ne reviendra qu'avec l'autorisation expresse du roi. Mais, en général, ce souverain autoritaire n'attendit pas si longtemps pour faire reconnaître sa volonté et se concilier des populations qui avaient peine à comprendre une volte-face aussi rapide, une reprise aussi étrange par les armes d'une province qui paraissait avoir été bénévolement concédée à son frère. L'esprit simpliste du peuple, éloigné des intrigues de cour, s'accommodait mal de ces brusques changements de politique et de ces réactions subites, qu'accompagnaient des changements de personnel admi-^ nistratif et que rien ne lui paraissait justifier.

Si menacé qu'il fût par des voisinages aussi dangereux, si troublé qu'il pût être par les succès répétés des troupes roya-^ les, Charles ne paraissait pas mieux saisir que ses sujets la gravité des événements. Il ne croyait pas admissible que le duc de Bretagne l'eût abandonné et trahi ^ ; et pourtant il ne pou-

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