‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 19 sur 598 · Gh.-lieu de canton, arr^ de Romorantin (Loir-et-Cher · texte numérisé non relu

Gh.-lieu de canton, arr^ de Romorantin (Loir-et-Cher

10. J'adopte ces noms de préférence à ceux qu'a publiés B. Prost dans les Archives historiques, artistiques et littéraires, t. I (1889), p. 435, où Jean et Simon Bonnet deviennent respectivement Pierre et Simonnet Collin, où Mauldé est écrit Maldey, et Langrobet changé en Langrobert. Les comp-

10 l'enfance de CHARLES DE FllANCE

tantôt des robes, tantôt des chapeaux gris, indépendamment de leurs vingt livres de gages annuels, et même il remet cent dix sous tournois à Jean Bonnet, qu'il avait fait venir récemment de Bourges, pour acheter de petites orgues ^ .

Monseigneur a un chapelain particulier, messire Pierre de Callemesnil - , prêtre, qui touche 50 livres d'appointements annuels ^ et auquel il fait faire une robe et un chaperon neufs « pour estre plus honnestement à son service » * . Il porte au cou un « Agnus Dei » ^ . Il va fréquemment prier en son oratoire, et Jean de Neufbourg lui vend du velours bleu pour coûtes originaux de la maison de Charles, devenu duc de Normandie (Bibliothèque nationale, ms. français 21477 ; Pièce justificative n" LXI), ne laissent aucun doute sur leur véritable orthographe.

1. Archives nationales, KK 55, ff. 118 v«, 119, 134 et 134 v» ; K 530b, n« 1.

2. Et non pas " Cathneuil ", comme on le voit dénommé dans l'Histoire de Charles VII de G. du Frcsne de Beaucourt, t. VI, p. 20 et 432. On trouve sa signature au manuscrit français 26090, n" 490, de la Bibliothèque nationale (acte du 24 avril 1466). '" Petrus de Callemesnil " était d'abord chanoine à la Sainte-Chapelle de Bourges; en 1470, il fut autorisé à résigner cette prébende et à permuter avec Philippe Devoir, pourvu de la cure de Saint-Loubès au diocèse de Bordeaux (Bibliothèque nationale, nouvelles acquisitions latines 1534, f«^ 60) ; ce qui lui permit de continuer son service auprès de la personne du duc. Il devint en outre chanoine de Saint-Seurin de Bordeaux, et abandonna, à la même époque, sa cure de Notre-Dame de Canouville pour celle de Saint-Martin de Veules au pays de Caux (Archives départementales de la Seine-Inférieure, G 2062). Il est connu par une traduction française d'un traité de Jean Gerson (Bibliothèque nationale, mss. français 448-449) ; en tête de cette traduction (ms. 448, f" I v'«), il s'intitule *' vostre très humble et très obéissant serviteur, indigne chapelain translateur ''. La miniature par laquelle s'ouvre ce volume (dont la copie fut terminée le 24 novembre 1485 par Jean Léger pour le compte de Mgr. de Chastellux, gouverneur du Carladès) représente le traducteur P. de Callemesnil à genoux, offrant son travail à la reine Marie d'Anjou assise sur son trône, entourée de seigneurs et de dames d'honneur ; à côté de la reine est représenté son fils Charles, debout, vêtu d'une robe rouge et d'un chaperon bleu ; non loin apparaît un important personnage, portant une robe verte à revers rouges, sous les traits duquel il convient peut-être de reconnaître le précepteur du jeune prince, Robert Blondel. — Les miniatures du manuscrit 449, d'une exécution artistique bien supérieure, n'offrent pas d'intérêt pour la présente étude. — On peut voir le même sujet représenté au feuillet 1 du manuscrit 5207 de la bibliothèque de l'Arsenal, autre exemplaire de l'ouvrage de Jean Gerson ; Montfaucon a reproduit cette miniature.

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