‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 238 sur 598 · LE SIÈGE DE MONTORGUEIL · texte numérisé non relu

LE SIÈGE DE MONTORGUEIL

naigre, chandelle ^ seize setiers huit boisseaux de blé, du bois, de la futaille et de l'osier, le tout livré par différents marchands de Caen -. On n'oublie pas de transporter en même temps du sang de dragon, de l'huile rosat, diverses sorte* d'emplâtres, de la thérébentine et d'autres drogues, le tout fourni par un apothicaire au prix de 105 sous. Les marins ont été engagés pour un mois et reçoivent une solde mensuelle de 3 livres chacun. Quant aux quarante hommes d'armes, ils touchent une solde globale de 90 livres, et sont empruntés à la compagnie des francs archers de la vicomte de Baveux ; leur capitaine reçoit personnellement 20 livres 3. Mais un jour arriva où tout de même les vivres manquèrent à Montorgueil. On était à la fin de septembre. Jean Carbonnel dut se rendre, mais du moins obtint-il pour lui et ses compagnons d'avoir la vie sauve, de conserver armes et biens personnels^. Jersey, après une occupation de sept années, se trouvait perdu à la fois par le duc de Normandie et pour la France, qui n'avait pas su profiter de l'occasion pour s'y maintenir ^.

Ce fut, pour Charles de France, une amère déception. Mais déjà de sérieux préparatifs étaient faits en Bretagne pour une grande offensive^. En prévision d'un prochain départ, François

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