‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 323 sur 598 · RAPPORTS AVEC LE CLERGÉ BORDELAIS · texte numérisé non relu

RAPPORTS AVEC LE CLERGÉ BORDELAIS

Lors de la mort de son beau-frère le prince de Viane, tué dans le tournoi de Libourne en janvier 1471, le duc demanda à l'archevêque de Bordeaux * que les honneurs auxquels le rang de ce prince lui donnait droit lui fussent rendus, que les funérailles eussent lieu dans la cathédrale (sous la réserve que le corps pourrait être transporté dans le pays natal du défunt, suivant la volonté de sa famille), qu'un tombeau pourrait être élevé en dehors du chœur en son honneur, et qu'un anniversaire serait institué à sa commémoration : ainsi en fut-il décidé, et le 26 février une ordonnance capitulaire - règle les détails des messes quotidiennes qui seront dites pour le repos de l'àme du prince de Yiane, en même temps que l'archevêque annonce l'intention d'ordonner des processions générales pour le roi et pour son frère Charles ^.

Celui-ci, désireux de gagner le cœur des Bordelais, et instruit des négociations entamées pour la canonisation de leur dernier archevêque Pey Berland *, de sainte vie et de bienfaisante mémoire, songe qu'il est de bonne politique de prendre une part active à cette affaire, fait des propositions dans ce .sens, offre de donner des instructions spéciales à cet égard aux ambassadeurs qu'il envoie à Bome ^ ; mais, après délibération, le chapitre décide que, le roi de France ayant déjà promis de poursuivre l'enquête et ayant en mains le dossier, ce serait lui faire injure que de s'adresser désormais à un autre qu'à lui ^. La proposition du duc fut rejetée.

Y eut-il, à partir de ce moment, un peu de refroidissement dans les rapports entre le duc et le chapitre de Saint-André ? Faut-il apercevoir une diminution de l'influence de Charles

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