‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 329 sur 598 · LES SEIGNEURS DE LA ROCHEFOUCAULD · texte numérisé non relu

LES SEIGNEURS DE LA ROCHEFOUCAULD

très ^ qui confirment à l'abbé de Moissac la justice de Boudou ^ . Dès le mois de septembre 1469, Jean Bartas, docteur en droit civil et canon, maître des requêtes du duc et délégué par lui à la réformation des francs-fiefs, avait déchargé l'abbaye du paiement des droits dus pour nouveaux acquêts ^.

Par ces quelques documents exhumés, il nous est bien difficile de connaître la politique suivie par le duc de Guyenne à l'égard du ckrgé de son apanage, et d'en découvrir le plan. Peut-être une telle tentative serait-elle inopportune, si, comme il est fort possible, cette politique s'inspirait uniquement des circonstances, dérivait des nécessités présentes, et si le plus souvent ce n'était pas l'intérêt financier qui la faisait prévaloir. On peut assurer du moins, par des exemples probants, que le duc ne prenait jamais de décision rapide, et recommandait à sa Cour des Grands Jours, à tous ses officiers, du plus élevé au plus humble, de s'entourer des garanties les plus sérieuses, de remonter aux sources les plus lointaines et d'interroger des témoins sûrs, dans les cas qui leur étaient soumis, avant de conclure. Cette manière d'agir cadrait bien avec son tempérament.

Nous ne croyons pas, par contre, que les relations de Charles de France avec ses vassaux et ses voisins aient toujours témoigné d'une aménité parfaite. Trop de sujets de tension pouvaient naître à tout propos, pour la cause la plus futile comme pour l'affaire la plus grave, dans l'état d'esprit où se trouvaient les uns et les autres, suivant le degré de sympathie ou d'intérêt qui les poussait à soutenir le duc de Guyenne contre le roi de France, ou à le combattre pour être agréable à ce dernier. A la vérité, la majeure partie d'entre eux s'étaient dès le début joints au nouveau prince, mais voici une famille qui fait exception : celle des La Bochefoucauld, influents seigneurs saintongeais, ayant toujours suivi le parti du roi, et dont un membre

1. Moulenq, Documents historiques sur le Tarn-et- Garonne, t. III (1885:), p. 68, d'après le Répertoire d'Andurandy (aux Archives de Tarn-et- Garonne), n« 3838.

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