FLEURANCE ET LE COMTÉ DE GAURE
iiux péages de la Garonne situés à Gironde *, à Meilhan, à Sainle-Bazeille ^, au Mas d'Agenais, à Taillebourg, à Monheurt 3 et autres lieux, consécutive d'un procès intenté au duc de Guyenne à la suite d'une mainmise reconnue nécessaire par ce dernier pour mettre fin aux abus et exactions qui se commettaient à son détriment et favoriser le commerce : le sire <l'Albret fut reconnu et confirmé dans une notable partie de ses droits, après une sérieuse enquête confiée à Pierre Morin et au président Jean de Chassaignes. Des doutes subsistèrent seulement au sujet des droits du péage à Meilhan, que Charles d'Albret prétendait tenir de l'évêque et du chapitre de Lectoure, et pour lesquels on le pria de produire ses titres avant le 11 novembre suivant, dernier terme au delà duquel il serait passé outre, et au sujet d'autres droits à Pellegrue *, à Lamothe ^, à Thouars ^, par exemple, pour lesquels une nouvelle information jugée indispensable sera exigée avant le mois de septembre, sans que le sire d'Albret y puisse jusqu'à cette date rien prétendre, A la suite de négociations et de conflits dont nous n'avons pas à raconter ici la genèse, le duc Charles déclara (10 sei)tembre 1470) révoquer, son conseil et ses gens des finances entendus ', la confirmation antérieurement faite des privilèges que les rois -de France depuis Philippe VI avaient octroyés au sire d'Albret ^ En même temps, il fallut se préoccuper de fixer les limites des deux juridictions aux environs de Fleurance ♦' (le comté