‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 363 sur 598 · Archives municipales de Saint-Jean-d'Angély, CC · texte numérisé non relu

Archives municipales de Saint-Jean-d'Angély, CC

9. « A Philibert Brûlé, charpentier de menuzerie, la somme de cinquante cinq sols tournoys, tant pour ses peine et sallaire d'avoir [mis] ung des panneaulx de la clousture de la chappelle Saincte Agathe en l'église Sainct Barthommé de La Rochelle, que pour avoir baillé et fourny du boys à ce nécessaire, et aussi pour avoir faict en la dicte chappelle radoubé ung oratoire, en laquelle chappelle se tiennent et célèbrent les messes qui se soloient dire et célébrer chascune sepmaine en la chappelle du chasteau dudict lieu de La Rochelle pour deux chappellenies anciennement fondées parlesroysde France en ladicte chappelle dudict chasteau de La Rochelle, laquelle chappelle est à présent en ruj-ne ; pour ce pavé par quictance cy rendue ladicte somme de LVs.t. ».

10. On trouve bien mention de paiements faits en octobre 1470 pour travaux et réparations aux châteaux de Rayonne, de Daxetde Saint-Sever ; mais le règlement en est fait par le roi qui les avait commandés antérieurement à la création de l'apanage de Guyenne (Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol. 2321, Poluaut, n"2)."

Fréquemment, Charles de Guyenne reçoit des nouvelles de son frère ; en un seul mois, trois messagers * sont arrivés à Bordeaux, porteurs de lettres qui exigent des réponses ; le dernier courrier annonçait les nouvelles des marches de Picardie ' .

L*une des premières occupations du nouveau régime a été l'organisation administrative. Au sommet de la hiérarchie siège la Cour des Grands Jours, le rouage le plus considérable de la Guyenne à cette époque ; ses membres, jaloux de leurs prérogatives jouissaient d'un prestige éminent. Quelques-uns de ces magistrats appartenaient à l'ancienne Cour de Parlement transférée à Poitiers ; les autres étaient des hommes de loi ou d'anciens fonctionnaires originaires du Limousin, de la Saintonge ou des^ pays voisins, au courant (comme il convenait) des coutumes des pays de droit écrit. Une première session de cette Cour se tint àPérigueux ^ du 14 septembre 1469 * au 22 avril (Pâques) 1470; la seconde à Bordeaux, après le retour du duc dans cette ville ^, d'avril 1470 à juin 1471 ; la troisième, très rapprochée de la précédente en raison de la multiplicité des affaires à traiter, du 24 juin à la fin de juillet 1471, à Libourne ; la quatrième à Saint-Emilion ^, au couvent des Jacobins ', du 1*'' au 10 août et du 12 novembre au 31 décembre 1471 ; la cinquième, de janvier à mai 1472, à Bordeaux ^. Ce n*est pas au

1. Bibliothèque nationale, ms. français 1758, f» 29 v», 30 vo et 33.

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