CRÉATION DE LA CHAMBRE DES COMPTES
chelle. Les gages des officiers de cette Chambre s'élèvent, en 1470, à la somme de 3050 livres tournois par an *. Au nombre des maîtres des comptes figurent deux personnages qui, investis de la confiance du duc, ont, comme Jean de Monta- Icmbert, été chargés d'enquêtes et de missions parfois difficiles et délicates, Louis DanieP et Jacques Berziau. Le greffier n'est autre que ce Laurent Paumier, à qui était échue la conservation des livres de Charles de France, et que l'on retrouve quelques années plus tard (1473) garde de la librairie du roi ^. Le correcteur des comptes, Jean Adam *, doit être vraisemblablement identifié avec un homonyme, auteur d'un Traité darisme» trique pour la pratique^, dsLié de 1475, et dédié à Nicolas Tilhart^, secrétaire de Louis XL Et il y a dans le personnel un garde des chartes, Guillaume Marquier ', dont la signature apparaît fréquemment sur les documents de la chancellerie ducale ^i c'est à lui que revenait de droit la tenue et la conservation des archives, et notamment des Mémoriaux de la Chambre des comptes ^, appelés ainsi à l'instar de ceux de la Chambre des comptes de Paris, et malheureusement disparus aujourd'hui avec tous les documents qui y étaient enregistrés,
1. Bibliothèque nationale, ms. français 28491 ; Pièce justificative n» CXI.
2. Il est en même temps l'un des secrétaires de la chancellerie.
3. « A Laurans Palmier, garde des livres du roy, pour entretenir son estât, G livres » (Bibliothèque nationale, ms. français 32511, f^ 332i. Cf. Léopold Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationahy t. I, p. 77. — Il était également secrétaire de la chancellerie de Guj^enne.
4. Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol. 124, n» 1548, et vol. 723, no 16504.
5. Narducci, Catalogo di manoscritti ûra posseduti da B. Boncompagni (1892), no 603.
6. Sur ce personnage, voir la notice publiée par l'abbé V. Carrière dans le Moijen-Age, J905, p. 169.
7. On rencontre Guillaume Marquier qualifié d'écuyer et de vicomte de Bayeux [pour le roi] dans un document du 8 août 1468 CBibliothèque nationale, ms. français 26091, n» 694). Cet exemple, joint à d'autres, prouve avec quelle facilité ces officiers serraient tantôt Louis XI, tantôt son frère. Il était aussi l'un des secrétaires de la chancellerie de Guyenne, et qualifié de secrétaire des finances.