Au diocèse de Meaux
380 l'administration de la GUYENNE sous le duc CHARLES
Compostelle *, les Bernardins de Paris, les Carmes de La Rochelle, et beaucoup d'autres qui ne sont rien moins que saintongeais, ainsi que quelques particuliers et fonctionnaires ducaux (Pierre de Montalembert, Jean Mérichon, Jean Bureau, Olivier de Coëtivy, etc.).
On sait que le revenu extraordinaire du budget royal prit au XV*" siècle une importance prépondérante, et, après les réformes financières de Charles VII, il faut y distinguer : l'impôt direct de la taille, l'impôt indirect de l'aide, l'impôt indirect sur le sel ou gabelle, auxquels viennent s'ajouter les aides extraordinaires pour la guerre, les péages, octrois, traites et droits de douane. La Guyenne ducale ne diffère pas de la Guyenne royale ^ ; l'assiette de la contribution est établie par des commissaires spéciaux; le prince administre, mais les Etats votent les impôts extraordinaires. En février 1470, pendant le séjour du duc à Cahors, les trois États des pays de l'apanage avaient voté en sa faveur, pour subvenir à ses pressants besoins et lui permettre de rembourser des dettes antérieures, une aide de 120000 livres tournois payable en trois ans et par trimestre " ; elle devait être applicable à tous, privilégiés ou non, exempts ou non, en exceptant toutefois les gens d'église, les étudiants