‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 500 sur 598 · Archives départementales de la Gironde, G 285, î · texte numérisé non relu

Archives départementales de la Gironde, G 285, î

2. L'un des premiers soins du roi fut de signer des lettres patentes (Saintes, l'^'juin 1472) pour le rétablissement à Bordeaux du Parlement qui avait été transféré à Poitiers {Archiues historiques de la Gironde, t. XVIII, pp. 325-327). — Dans certaines villes de France on célébra un service particulier à l'intention du défunt, par exemple à Sens, où nous voyons Jacques Hympe, peintre-verrier de cette ville, toucher une somme de quinze sous pour avoir préparé les écussons utilisés à cette occasion dans la cathédrale (Archives départementales de l'Yonne, G 1139, et Eug. Drot, Recueil de documents tirés des anciennes minutes de notaires (1900), p. 213).

3. Archives départementales de la Gironde, G 285, f® 91 : « qui adhue st super terram ».

inviter les membres du Parlement et les notables de la ville à une grande solennité, répond le 8 avril, le roi ayant été consulté, qu'il suffira de dire une messe honorable sans plus, mais avec accompagnement de quatre torches, et d'inhumer ensuite le corps. Ainsi fut fait le 15 avril. Puis on dut dresser un catafalque, recouvert d'un drap de velours, qui demeura dans l'église durant toute une année, et pendant ce temps il fut dit chaque jour une grand'messe pour le repos de l'àme du défunte Louis XI décida en outre qu'on lui élèverait plus tard un tombeau, comme il convient à un fils de roi, et qu'il prendrait tous les frais à sa charge -.

Ce tombeau fut-il exécuté ? Certains auteurs l'ont admis, et l'on peut lire dans un livre du critique d'art bordelais Charles Marionneau ^ certain passage duquel il résulte qu'il croit à l'existence du tombeau et à sa destruction ultérieure. Cependant, personne ne l'a jamais vu ; aucun texte ne se rapporte aux dépenses que nécessita sa confection, et l'on est en droit de se demander s'il n'est pas toujours resté à l'état de projet. Les sentiments que nourrissait le roi de France à l'égard de son frère ne pouvaient être un sérieux stimulant pour l'engager à persévérer dans une voie où certainement il était entré à contre-cœur et avec l'intime désir de ne pas accomplir une vague promesse faite aux Bordelais dans un jour d'émotion feinte.

En vérité, à bien lire le texte du théologal Lopès '' sur lequel s'appuie Marionneau, on n'y voit point qu'il s'agisse d'un tombeau: «Au milieu du chœur, écrit-il, contre la première marche par où l'on monte à l'autel, fut enseveli Charles duc de Guvenne; il v avoit autrefois en cet endroit une closture à bar-

1. Areliives départementaies de la Gironde, G 285, f' 92 : « cum missa simpliciter sine alla solempnitate, sed postea fiât super una tumba alla ».

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