REQUÊTES ET PROCÈS
de Lévis, comte de Villars * , devint Tobjet d'un procès entre ce' dernier et le duc - . En dépit des antécédents, qui établissaient les droits de Jean de Lévis, Charles avait, par lettres signées à Nançay " le 7 juillet 1462, nommé Claude de Voutenay à la garde de la ville, terre et seigneurie de Vierzon ^ ; le trésorier Pierre Morin, deux jours après ^ , baillait à son tour les fermes de la ville et seigneurie ^ au plus offrant et dernier enchérisseur. Spoliée ou se considérant comme telle, la famille de Lévis s'opposa à cette mainmise et en appela au roi ^ : l'affaire vint au Parlement de Paris, qui n'en avait pas encore délibéré lorsque le duché fit retour à la couronne en 1465.
Un autre procès s'engagea au sujet des terres d'Aubigny et de Concressault qui appartenaient à l'écossais Jean StuartouSlewart et qu'avaient occupées les officiers du duché, sans doute à tort. Louis XI ordonna à son chancelier de les saisir et de les faire restituer à leur légitime propriétaire ; et si quelque obstacle est mis à l'exécution des volontés royales, il sera également nécessaire de faire intervenir le Parlement (novembre 1462) ^ .
En juin 1462, le duc de Berry vidime et confirme des lettres données par son père en faveur des chanoines, chapelains, clercs et serviteurs de la Sainte-Chapelle de Bourges ^ ; il ob-
1. Le roi, le 7 août 1425, avait vendu cette terre à Regnault de Chartres, qui la transporta l'année suivante à Isabeau de Chartres, mère de Jean de Lévis, et à son tour celui-ci la transmit à Antoine de Lévis (Archives nationales, P 13781, n« 3036).
2. Voir un acte du 20 mars 1486 (Idem, P 13781, n» 3032) passé devant Guillaume Cailleteau, prévôt de Nantes.