Guy de Laval
2 l'enfance de CHARLES DE FRANCE
comte d'Évreux \ Madame de La Roche-Guyon ^ et la comtesse d^Évreux ^ fut baptisé aussitôt par Robert de Rouvres-, évêque de Maguelonne * ; il eut pour nourrice Jeanne Chevalier \
Il semble que le jeune prince de la maison de France fut de nature chétive et délicate. Sa constitution devait être moins que robuste, et une lettre qu écrivit Charles VII au maréchal de La Fayette en 1456, alors que le « petit seigneur », — c'est ainsi qu'on le désignait familièrement, — avait à peine dix ans, nous montre le père quelque peu inquiet de la santé de son fils 6 . Si l'on songe que l'on a assez justement traite Louis XI de fils de dégénéré, petit-fils d'un fou et d'une dégénérée \ si l'on songe que ce roi fut sujet toute sa vie à de nombreuses maladies (psychonévrose, dermatose, épilepsie. goutte, fièvres pernicieuses suivies de troubles gastriques et entériques) dont quelques-unes à crises violentes, on ne s'étonnera pas que son frère cadet ait subi lui aussi la loi de 1 hérédité et les pernicieux effets d'un état pathologique ancestral auxquels il lui était impossible d'échapper. Les soins ne lui manquèrent pas cependant, «tl'on sait de quel amour paternel le roi Charles l'entoura dans son premier âge ^ A quatre ans, Charles de France reçoit pour mentor un chevalier nommé Guy de Fromentières, précédemment maitre d'hôtel de la reine ^ ; il a pour gouvernante Jeanne Mareschal, qui s'occupe également de sa sœur Madeleine et ne le quitte dans aucun de ses