‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 76 sur 598 · Idem, t. 11, p · texte numérisé non relu

Idem, t. 11, p

9. Documents historiques inédits, (Champollion-Figeac), t. II, p. 204.

Quentin K L'occurrence était grave ; la moindre défection pouvait avoir des conséquences désastreuses pour la politique royale ^. On juge de sa satisfaction en apprenant que les villes restent fidèles, que la frontière du nord est bien gardée. S'il y a lieu de surveiller très attentivement les lépreux, dont les confédérés paraissent se servir comme d'émissaires spéciaux ^, et de dévoiler leurs machinations ^ s'il convient d'armer le Dauphiné ^ et de prévoir une attaque de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours ^ dont on ne peut être sûr malgré ses récentes protestations de fidélité ^, ce sont surtout les entreprises du comte de Charolais et du duc de Bourbon qu'il importe de déjouer.

1. Lettres de Louis XI, t. II, pp. 249 et 251 ; Documents historiques inédits, t. II, p. 224.

2. Charles de Berry mande qu'il a l'espoir de se trouver bientôt devant Paris, « à toute une grant puissance de gens, et que alors il mettroit peine de faire raison et justice à tous les bons serviteurs de son feu père )) (Journal de Jean de Roye, interpolations, édition de Mandrot, t. II, pp. 169-170),

3. Entre autres exemples, nous citerons celui-ci : « A Guerard Stabour, dit Lancement, malade de la maladie de lespre, la somme de cinquante cinq solz tournois sur ung voyage qu'il a fait, partant de ladite ville de Bourges devers mondit seigneur par l'ordonnance tant de monseigneur le bastard de Bourbon que de messeigneurs de Linieres, Luçay et Voillon )) (Archives nationales, K 530 3 ^ ^os IQ g^ 17). Qn pourra s'étonner que des personnes atteintes de la lèpre aient pu être choisies pour aller par les chemins et de ville en ville impunément, alors que des mesures sévères étaient prises partout pour combattre une maladie aussi contagieuse : à Rodez, en 1456, on défend l'entrée de la cité à tous lépreux (Archives communales de Rodez, BB 2) ; à Périgueux, en novembre 1480, le sénéchal Louis Sorbier commet deux médecins pour rechercher et soigner les lépreux (Bibliothèque nationale, collection Périgord, vol. XXIV, f° 100). S'agissait-il d'anciens malades guéris ou présumés tels ? Les vrais lépreux étaient devenus assez rares au milieu du XV« siècle.

4. Archives historiques du Poitou, t. I, p. 152, et Lettres de Louis XI, édition Vaesen, t. II, p. 253 : « Nous avons esté présentement advertiz que nostre frère de Berry et les ducs de Bretaigne et de Bourbon et leurs adherens, pour conduire les mauvaises et dampnables entreprinses et machinations qu'ilz ont faictes et font à l'encontre de nous et de nostre royaume, envoyent lettres et instructions les ung aux autres par gens malades de lèpre et autres en leur compaignie».

5. Documents historiques inédits (Champollion-Figeac), t. II, p. 208, et Lettres de Louis XI, t. Il, p. 2iS.

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