Canton et arrondissement d'Issoudun (Indre
compte bien quelques partisans, ou tout au moins qu'il est indispensable de se méfier de certains individus suspects : par une lettre du 18 avril ^ deux riches négociants de la ville, Martin Le Roy ^ et Martin Anjorrant, dévoués au duc de Berry, déclarent qu'ils sont obligés de rester à Bourges pour protéger leurs biens et ne peuvent se rendre à une convocation qui leur a été adressée, « obstant le triboul et brouillis en quoi sommes en ceste ville ».
Les fortifications de la grosse tour de Bourges sont consolidées. On s'y approvisionne de poudre à canon, d'artillerie, de munitions diverses ^. On amène d'urgence du bois de la forêt de la Salle-le-Roi * , distante de quelques kilomètres, et on fait surveiller les charpentiers chargés du travail (6-7 avril) ^ pour éviter tout retard. Au-dessus de la tour flotte un étendard, où les armes royales ont été remplacées par les armes ducales ^ , et l'on y fait le guet nuit et jour ^ . Deux guidons, en taftetas
1. Documents historiques inédits (Champollion-Figeac), t. II, p. 229.
2. Parmi les hommages rendus en 1462-64 à Charles de France, on trouve ceux de M^ André Le Roy, correcteur des comptes du roi, pour sa terre de V^illeneuve, et de Jean Le Roy, bourgeois de Bourges (Archives départementales du Cher, C 814, ff. 6 et 38).