ACTE II, SCÈNE III
J’ai rappelé le lieu, les gages , les témoins.
Puisque tu nous trahis, rends-nous, rends-nous du moins Ce poignard qu’en tes mains mit notre confiance ,
Ce monument secret d’une sainte alliance ,
Ai-je dit.
'» LE ROI DE N AVAR R E
A vos vœux , hé bien , l’a t’il cédé ?
PECQÜIGNY.
Ce fer accusateur, sire , est par lui gardé.
LE ROI DE N AVAR R E
Poursuivez : il sait tout?
PECQÜIGNY.
Non, sire, ma prudence
Ne l’a mis qu’à moitié dans notre confidence.. .
LE ROI DE NAVARRE
Je ne suis point nommé.
Ni vous, ni vos soldats.
LE ROI DE NAVARRE
N’importe : il en sait trop pour ne nous perdre pas.
PECQÜIGNY.
Ne le redoutez point. Il craint de me commettre.
Il se taira.
LE ROI DE N AVAR RE
J’en doute.
PECQÜIGNY.
H vient de le promettre.