I.E ROI DE NAVARRE
Elle est entre ses mains.
LE D AÜPHIN.
LE ROI DE NAVARRE
D’un poignard reçu par sa furie ,
Où sont écrits ces mots vengeance , honneur , patrie , Le traître aujourd’hui même en secret s’est armé ; Chacun de ses amis de sa rage animé ,
Cache dans sa maison ce fer qui les accuse .
Répondez , Pecquigny , dites si je m’abuse. '
PECQÜIGNY i part.
Je demeure éperdu :quel artifice affreux!
LE ROI DE NAVARRE
Il n’ose le nier. Prince , assurez-vous d’eux. Faites saisir Clisson , ses complices , leurs armes.
Les saisir !
PECQUIGNY
LE ROI DE NAVARRE
Il le faut , surmontez vos alarmes •,
Ne songez qu’à l'état ; oubliez votre ami ,
Ce jour, point de pitié : demain plus affermi,
On verra si l’on peut descendre à l’indulgence.
( baj à Pecquigny. )
Demain il sera libre : écoutez la prudence.
LE DAUPHIN
Non , de tant de noirceur j’ose encore douter;
Aux honneurs les plus hauts quand je veux le porter
Clisson s’avilirait par cçtte félonie!...
Le conseil est mandé pour la cérémonie ;
Ne la différons point ; voyons , à mes bienfaits ,
Si le cœur d’un héros répond par des forfaits.
Le ciel m’inspire ; allons , jugeons tout par nous-même.