‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 113 sur 432 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

9. 17 septembre 1303, procuration de Ch. de V. pour négocier ce mariage, A. N., MM 686, f° 403; Bull. com. roy. d'hist. de Belgique, 3° série, XI, p. 363. Premier accord, le 20 septembre, A. N., MM 686, f° 458; Bull. com. roy. d'hist., 3° série, XII, p. 363.

comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, qui venait de mourir. Le contrat, scellé à Chauny-sur-Oise, le 19 maï!, fut renouvelé avec la comtesse douairière, le 2 juillet ?, tandis que, le 12 juin, Charles faisait assigner le douaire de sa fille *, et payait sa dot en juillet avec une célérité qui ne lui était pas habituelle #.

En même temps que Charles de Valois prenait une si grande part à la victoire de Mons-en-Pévele, nous le trouvons mêlé aux négociations entre la France et l’Aragon. Avec ce pays, le conflit était permanent au sujet des frontières et du roi de Majorque, allié de Philippe le Bel; Charles, qui n'avait plus désormais aucune prétention sur l’Aragon, travailla à la pacification. Le 28 avril 1301, le roi Jacques d'Aragon donna pouvoir à ses ambassadeurs de s'engager auprès de Philippe IV à ne pas traiter sans lui au sujet des infants de Lacerda ; ce pouvoir fut adressé, entre autres personnages, à Charles de Valois 6. Pour hâter les négociations, Jacques envoya, le 3 juin, deux courriers avec ordre à ses ambassadeurs d’en renvoyer un aussitôt, s'ils voyaient l'affaire en bonne voie ; si elle traînait en longueur, ils enverraient l'autre avec une courte phrase convenue; si enfin elle était désespérée, ils les enverraient tous deux, ou le meilleur qu'ils pourraient trouver 7. Pour faire preuve des plus courtoises intentions, le roi d'Aragon s’excusa, le 8 avril,

ASIN 00 nee À. N., J 410, n° 16.

Bull. com. roy. d'hist., 3° série, XII, p. 421. AIN Jb70 no A1 PT no:

. Arch. de Barcelone, Reg. d'Aragon, 334, f° 20 ro. La même, en forme de lettre patente, à Mouche Francezi, trésorier du roi, f° 21. 6. Ibidem, f° 21 vo.

7, Ibidem.

GR METNON

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d’avoir repoussé par les armes Roger-Bernard, comte de Foix !, dont il avait prié le roi de réprimer les intrigues en Aragon ?; puis, le 13 août 1302, il accorda l’extradition de Béranger Blanch *, et d'autres menues concessions 4. Les négociations se poursuivirent très activement entre les deux rois au sujet du Val d’Aran et d'un mariage entre leurs enfants. Charles de Valois n'y paraît guère à cette date, c’est pourquoi nous passons rapidement sur ces questions : mentionnons toutefois que, le 2 juin 1303, Jacques II accrédita auprès de Charles, Pierre Seseret, commandeur du Temple 5. Peu après cette intervention auprès de Charles, un traité négocié par Pierre Seseret entre les rois de France, de Majorque et d'Aragon, fut ratitié par Philippe IV, le 8 février 1304 56.

D’autres négociations, beaucoup plus importantes pour Charles de Valois, étaient engagées en vue de l'élection du successeur de Benoît XI. Après une vacance de près d’un an, le choix des cardinaux se porta sur Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, qui prit le nom de Clément V. S'il faut en croire un des récents historiens du pontife, Clément V aurait été l'ennemi avéré de Charles de Valois, et ne se serait réconcilié avec lui que sur l’ordre exprès du roi’. Cette hostilité a été exagérée 8 : Clément V, au contraire, a été de suite en rapports très amicaux avec Charles, dont l'appui lui était utile à la cour de France, et en qui il trouvait un allié. En échange, Clément V a aidé Charles

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