‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 120 sur 432 · octobre 1307, ibidem, p. T · texte numérisé non relu

octobre 1307, ibidem, p. T

7. Compte de l'Orient, p. 73 et 74; Buchon, 0. c., p. 468, en note. Il avait été caution de Ch. de V. lors du mariage de Jeanne de Valois, A. N., J 410 n° 15; J 519, n° 11. Charles lui devait encore 87 L., 45 s. t. en 1332, RDS

8. En 1308, le doge de Venise demanda à Ch. de V. de rappeler Grimaldi dont il se plaignait amèrement, Arch. de Venise, Commemoriali, I, fo 124 ; Ch. de La Roncière, Hist. de la marine française, 1, p. 212.

9. A. N., J 510, n° 25; Du Cange, Hist, de Constantinople, pr., p. 50-54; Moranvillé, B. E. C., 1890, p. 82-85. Ces lettres annonçaient l’arrivée de Constantin Monomaque, qui repartit en Italie en mars 1308, ibidem, p. 74. Citons seulement la traduction de l'adresse de l’une d'elles : « Peramabilis frater fortunatissimi et altissimi regis Francie, sancte mi Domine, et cum Deo imperator Constantinopolis et totius Romanie, ego Constantinus, dux

Limbydaris, audacter notifico sancto imperio tuo quod.… », B.E. C., 1890, p. 84.

fut une des plus importantes années de la vie de Charles : non seulement la mort de Catherine !, sa femme, qui lui avait d’ailleurs cédé tous ses droits à l’Empire, n’entrava pas de suite son activité pour la conquête de Constantinople, mais Charles fut encore mêlé à d'autres grands événements. C'est ainsi qu'il assista, le 25 janvier 1308, au mariage d'Isabelle de France avec Édouard II 2. Après les fêtes splendides célébrées à Boulogne ?, Charles, accompagné de Gui, comte de Saint-Pol et d'Enguerrand de Marigny, fut chargé de représenter le roi son frère au couronnement d’Isabelle { : avec lui étaient aussi venus Louis d'Évreux, Jean et Marguerite de Brabant. Le couronnement eut lieu à Londres le 24 février ? : d’après certains chroniqueurs, dès cette date, les oncles de la reine auraient été outrés de la faveur dont Gaveston jouissait auprès du roi, et auraient préparé le soulèvement de l’Angleterre 5, Mais il est inadmissible que Charles de Valois ait manifesté de l'hostilité contre Édouard II, car la désunion n'entra que plus tard dans le ménage royal. Cette attitude aurait d’ailleurs fait scandale et amené une rupture; or, tout au contraire, nous voyons Édouard II recommander à Charles Adhémar de Valence, comte de Pembroke 7, puis munir son ambassadeur de lettres de créance pour lui 8.

Charles envoya à cette date ses premières troupes en Orient ?; quelques jours après, il reçut les ambassadeurs d’Urosch, roi de Serbie 1, Le 27 mars, à l’abbaye du Lys, près Melun, il accepta

Page 1