‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 167 sur 432 · B. N., Dupuy · texte numérisé non relu

B. N., Dupuy

pas pour battu, et profita des difficultés de Mahaut avec ses vassaux, pour soulever contre elle les nobles et quelques communes.

Le roi ayant apaisé le reste de la France par des privilèges, qu'il octroya d’ailleurs à tous ceux qui se soumirent !, le calme fut rétabli partout, sauf en Artois et en Picardie. Robert d'Artois voulut alors s'emparer de Thierry d’Hirson, favori et ministre de Mahaut ?. Thierry put s'enfuir à Avignon, mais son frère Denis fut pendu, et leurs biens furent saccagés en même temps que ceux de la comtesse. Les révoltés prirent Hesdin ?, enterrèrent vif un garde, pillèrent les domaines de Mahaut, et délivrèrent les prisonniers #, Louis X envoya le comte de Forez ?, puis prescrivit une enquête sur les coutumes dont les révoltés réclamaient la restauration 5, tandis que Mahaut réunissait des témoignages favorables émanés de villes, d’abbayes et de chapitres 7. L’Artois fut reconquis et mis en la main royale jusqu'à ce qu'il eût été décidé de nouveau sur la possession contestée à Mahaut par Robert.

Louis X, en marchant contre les Flamands, vint lui-même à Arras, où Charles de Valois l’accompagna $. Le 21 septembre, les nobles furent convoqués pour la quinzaine de la Toussaint à Compiègne, devant le roi, pour amender leurs torts envers Mahaut *. Charles et ses fils, Louis d'Évreux., Louis de Clermont, Robert d'Artois, le dauphin de Viennois, le comte de

1. C'est ainsi que l’évêque d'Amiens reçut les privilèges accordés aux habitants du Languedoc, de la Bourgogne et du Forez, Arch. Somme, G 200, n°3 et #.

Page 1