Cont. de Nangis, H. F., XX, p
5. M. Lehugeur nie cette habileté, et soutient la parfaite correction de Philippe le Long, en s'appuyant sur la résistance que rencontrait dans l'opinion le règne d’une femme. Ses raisonnements ne détruisent pas les résultats des travaux antérieurs, et il reste certain que ce fut surtout à son habileté que Philippe dut la couronne. Toutefois, M. Lehugeur a mis en lumière avec raison le tort fait à Jeanne par les doutes trop fondés sur sa légitimité qui l'ont fait sacrifier même à la fille de Clémence de Hongrie, Lehugeur, o. c., p. 90.
sujet du douaire auquel elle avait droit, et qu'il pria Charles de Valois de lui obtenir !: Pour vaincre les dernières résistances, le roi requit ? les comtes de Valois, d'Évreux et de la Marche, et un grand nombre de seigneurs, de juger sur le fait de la résistance des alliés révoltés et de les contraindre à lui rendre hommage : ils acceptèrent, en juillet 1317 #, et le procès fut porté, le 45 novembre, devant un tribunal où siégea Charles #. Enfin, Eude renonça, le 27 mars 1318, aux couronnes de France et Navarre, à la Champagne et à la Brie, au nom de Jeanne qu devait ratifier cette renonciation, quand elle aurait douze ans, sans qu’elle pût refuser, droit qui lui avait été réservé en 1316 5. Son mari, qui devait être Philippe d'Évreux, ratifierait aussi, et Eude scellait la paix en épousant une fille du roi.
En Flandre, l'éternel conflit continuait, avec des alternatives de guerre et de paix 7? : au début du règne, Robert de Flandre avait espéré s'appuyer sur les ligues, et profiter de la faiblesse d'une régence 8. Mais un premier traité lui avait été imposé, le 1* septembre 1316 ?, après une rapide ineursion de Louis d'Évreux et de Béraud de Mercœur !, Une trêve
fut conclue, et le pape devait se prononcer sur les garanties
4. A. Coulon, o. c., n°5 178 et 1174. — Clémence avait été, à plusieurs reprises, tentée de résister, ihidem, n° 293.