B. N., Brienne, 236, p
dictées par la plus extrême condescendance. Charles répondit favorablement à cette citation !, et le roi chargea Thomas de Marfontaine et Philippe de Pray d’aller sommer Robert de comparaître devant le Parlement suffisamment garni de pairs ?. Quant à la promesse de ne pas suivre Philippe V sil attaquait les Flamands, Charles la fit, le 29 juillet 1319, conformément à l'arbitrage du pape, mais sous réserve que les Flamands rempliraient toutes les conditions prescrites, et en stipulant qu'il le faisait : « bien que ou dit conseil soient aucunes choses contenues estranges et non acoustumées des rois, ne du lignage, ne des pers de France ? ». D'ailleurs, Jean XXIT était intervenu auprès de Charles pour le prier de travailler à la paix en Flandre #. En conséquence, le 7 janvier 1320, à Paris, Charles de Valois, les royaux et les pairs jurèrent de ne pas suivre Philippe V s'il contrevenait à la paix ©.
Robert de Béthune et les procureurs des communes de Flandre Ô vinrent alors à Paris pour sceller une paix définitive. Mais dans une assemblée tenue à Paris le # mai en pré sence des royaux, des pairs et des conseillers de la couronne, Robert prétendit qu'on devait lui restituer Lille, Douai et Béthune, conformément aux promesses d'Enguerrand de Marigny, et parce qu'il ne les avait remises au roi que comme à un juge’. Philippe V protesta avec véhémence contre cette imputation, et fit confirmer son dire par les serments de Charles de Valois et de Louis d'Évreux, garants du Transport de Flandre.
Robert, se voyant déjoué, s enfuit de Paris, mais les procureurs
4. À. N., J 562, n° 13; cet acte date de 1318, car Charles est cité pour le samedi 20 mai, coïncidence qui se produit cette année-là.
2. Lehugeur, o. e., p. 123-126. Jean XXIT avait recommandé à Ch. son légat chargé de régler cette affaire, A. Coulon, o. c., n° 187 et 204.
3. À. N., J 563%, n° 41; Lancelot, Recueil... pairs de France, p. 29; PAmselme, to ch p-822;