‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 206 sur 432 · Lehugeur, o. c., p · texte numérisé non relu

Lehugeur, o. c., p

dus !. Le 15 mai, Charles de Valois ratifia ? l'acte du roi qui lui accordait ces divers avantages.

Philippe de Valois, qui conservait la monnaie du Mans, était au nombre des délinquants qui durent s'en remettre au jugement du roi #. D'autres vendirent plus tard leur droit de battre monnaie #, mais il faut noter que Charles, dépeint comme si rétrograde, ne faisait, sur ce point, qu'appliquer ses propres conseils. En effet, en juillet 1321, Philippe V, désirant payer l'argent promis au prince de Tarente et entreprendre la croisade, cherchait des ressources ?. Charles de Valois, Henri de Sully et Anseau de Joinville lui conseillèrent de demander une aide aux bourgeois réunis à Paris : en échange, ils lui proposèrent de promettre aux bourgeois le rachat des monnaies féodales et l'unité de poids et de mesures. Malgré les discours des gens du roi 5, les bourgeois ne se laissèrent pas toucher, ils répondirent que l’achat des monnaies ne les regardait pas, qu'il « leur suffisoit assez leurz aunez », qu'ils consentaient à suivre le roi outremer, bien armés et à leurs frais, mais qu'ils ne pouvaient faire aide 7. Ce refus provoqua une vive colère dans l'entourage du roi ; quelques conseillers, entre autres le seigneur de Sully, songèrent, paraît-il, à transférer le siège du gouvernement à Orléans, mais la dernière maladie du roi les en empêcha &.

1. On peut voir, par les dons que nous énumérons, que Philippe V se montrait fort généreux, contrairement à l’opinion de M. Lehugeur, o. c., pit, Doler. :

2. À. N.,J 459, n° 14; L 299, n° 21; Brussel, o: c., L, p.210; Mémoriaux, n° 575.

3. Duchesne, ist. de la maison de Chatillon, pr., p. 79; A, N., JJ 58, f9553 V0.

4. Philippe de Valois en 1326, À. N., KK. 1, p. 920; Gui de Chatillon en 1328, Engel et Serrure, IT, p. 397. Mais à des prix bien moins lucratifs : le premier 6.000 I. &., le second 5.000 I. £.

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