B. N., Dupuy, 532, f
6. Brutails, Doc. de la Ch. des Comptes de Navarre, p. 33-36.
de ces choses a monseigneur de Valloys, et en sera fait ce qui li en plaira a ordener ! ».
Telle est l’histoire de Charles de Valois sous le règne de Philippe le Long : si l’on renonce à faire de Charles le chef d’un parti féodal, on voit qu'il a peut-être songé un instant à exercer la régence, mais que de suite il se rallia à Philippe. Celui-ci, plus habile que ses frères, ne fut pas dominé par une influence unique, et régna par lui-même ?. Mais Charles de Valois ne fut jamais tenu à l'écart, et ne fit qu'une bien légère opposition; aussi les bienfaits reçus du roi furent-ils aussi abondants que sous les autres règnes 3, Cela ressort de ce qui précède, et d’une anecdote qui circula au temps des persécutions contre les lépreux 4. On accusa entre autres choses ces malheureux de vouloir communiquer leur maladie à tous les chrétiens, pour régner sur le monde : l’un d’eux aurait été roi, un autre, comte de Valois, et d’autres auraient occupé toutes les hautes situations ?. Le rang donné ainsi à Charles de Valois, en 1321, montre bien qu'à cette date il jouissait du plus grand prestige : plus grand peut-être que celui de l'héritier présomptif, Charles de la Marche.