‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 21 sur 432 · P:3141, et éd. Lanz, p · texte numérisé non relu

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blables ; en effet D'Esclot rapporte des paroles échangées entre Philippe et le cardinal sur le même ton !, et les chroniqueurs aragonais sont trop hostiles à la maison de France pour avoir vu sans raison en Philippe un de leurs partisans; d’autre part la conduite de Philippe le Bel devenu roi fut toujours très bienveillante pour ses cousins d'Aragon.

Cette conversation permet aussi au chroniqueur de placer dans une bouche autorisée quelques-unes des dérisions que les nombreux ennemis de Charles de Valois lui jetteront sans cesse à la face, et auxquelles sa situation de roi honoraire et de candidat malheureux à toutes les couronnes vacantes ne prêta que trop. Mais si nous cherchons quel rôle Charles a pu jouer, nous ne trouvons rien de précis : s'il recevait communication des bulles du pape qui lui étaient notifiées avec son nouveau titre ?, il ne faisait guère que prêter son nom à cette entreprise qu'il ne pouvait diriger. Si, comme le dit D'Esclot : « Charles partagea toute la terre de Catalogne entre ses barons et chevaliers, en paroles, et mit son sénéchal en la terre ? », il ne faisait que se livrer aux sentiments que le même chroniqueur reproche aux chefs des croisés qui : « avaient grande joie comme s'ils la tenaient déjà comme entre leurs mains, sans songer qu'on ne pouvait que l’espérer # ». Charles, si jeune encore, pouvait, plus que tout autre, être plein d'espoir à cette date, et voir s'ouvrir devant lui une destinée semblable à celle de son oncle Charles d'Anjou.

Pendant que de part et d’autre les préparatifs étaient poussés avec vigueur, l'amiral Roger de Loria capturait près de Naples le fils aîné de Charles d'Anjou ?, le futur Charles II, qui allait

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