Arch. Vars Reg. 111, fo 16 vo
cette part, et le 18 décembre il ordonna de réserver 100.000 I. t. pour Charles !.
Mais la plus grave affaire de tout le règne fut la guerre avec l’Angleterre : les relations avaient d’abord été très cordiales, puisque Charles entama des négociations pour marier une de ses filles au jeune Édouard, le futur Édouard LIL: pour cela il envoya Henri de Sully, Robert Bertrand et plusieurs autres chevaliers. Les ambassadeurs, pour s’attirer les bonnes grâces d'Édouard II, en hommes qui n’hésitaient pas à donner un coup d'épée, se joignirent à l'expédition anglaise de Jean de Bretagne contre les Écossais ?. Une bataille s’engagea à Blackmore dans un endroit resserré entre la mer, des marécages et des bois : la victoire semblait devoir appartenir aux Anglais, mais ils s’enfuirent laissant leur chef et les ambassadeurs de Charles de Valois supporter le poids de la lutte et tomber entre les mains de l'ennemi ?, C'était un singulier renversement de l'alliance franco-écossaise : la conséquence fut le pillage des navires des Flamands, alliés de l'Écosse à cette date, par les marins de Yarmouth#. Des ambassadeurs si complaisants avaient dû être bien reçus, d'autant plus qu'Édouard IT désirait mettre fin à la lutte sourde qui continuait en Gascogne entre ses agents et ceux de Charles IV. Il s'en était plaint au roi et à Charles à plusieurs reprises ? et avait envoyé l’évêque d’'Ely pour réclamer à ce sujet 5, Quant au mariage, 1l répondit qu'il ne pouvait accorder une réponse certaine avant
d’avoir consulté son parlement qui devait se réunir à la saint
4, Mémoriaux, n° 669-670,
2, Ch. Parisienne anonyme, XI, p. 7#-