Hist. Lang., IX, p
2. Le 14 octobre à Jargeau, A. N., J 163", n° 56 ; le 11 décembre 1324 à Paris, A. N., JJ 66, fo 658 r°; Jean XXII lui demanda d'aider dans leur mission les ambassadeurs anglais, Arch. Vat., Reg. 113, f° 4% vo; le 20 décembre, il renouvela cette demande, ihidem, f° 5.
3, Éd. Kervyn de Lettenhove, IX, p. 294-298 ; Hist. Lang., IX. p. 434,
L'affaire n'en resta pas la, Thierry de Mauny, fils de Jean, accusa les Lévis, mais Charles lui imposa la paix. Il fut convenu, en sa présence et sous sa garantie, à Jargeau !, que les deux parties n'en viendraient pas à la guerre, qu'elles pouvaient se faire « par la coustume general usée et gardée en France », sans s'être prévenues quinze jours à l'avance par lettres scellées. Chacun devait prévenir tous ses adversaires chez eux : Thierry de Mauny en Ostrevant, et les cautions des Lévis, les Montmorency dans leur maison de Taverny, et Florent de Lœuilly à Rumigny, à deux lieues d'Amiens. Jean de Lévis était d'ailleurs bien protégé : recommandé par Jean XXII à Charles de Valois et aux plus grands personnages ?, il obtint des lettres de rémission le 14 novembre 1325 ?
La trêve n'avait pas résolu les difficultés avec l'Angleterre : Édouard II fit appel à tous les adversaires de la France ‘ et se plaignit aux cardinaux d’avoir été attaqué à l’improviste par Charles de Valois. Quant à la France, elle resta sur la défensive, toutes les frontières furent gardées 6, et nous voyons notamment Charles, comme lieutenant du roi, désigner Pons de Mortagne, vicomte d'Aunay, comme gardien des frontières de Gascogne, Saintonge, Poitou et Angoumois 7. Les actes malveillants continuèrent de part et d'autre 8 : en prévision des hostilités, le roi, dès le 18 décembre 1324, fit appel aux