H. HS XXI, p
e Coudere, Mélanges Monod, p. 415-444.
. I. F., XXI, 156; ailleurs il dit : « chevalier de grant puissance qui nr esté cn no. royalmes », ihbidem, p. 155.
mesure de préciser ce portrait de l'anonyme. Cependant certains détails montrent que cet ancêtre des Valois fut comme eux fort amateur de livres et d'objets d'art. Il avait par ailleurs les goûts et les sentiments des princes de son temps : comme eux, il était pieux, mais comme le dit Dino Compagni, il était « dépensier et désordonné ! » et de plus brutal et violent ?. Il réalisait donc le type du chevalier et du grand seigneur de cette époque, tout en présentant très nettement quelques-uns des traits du caractère de ses descendants, traits qu'il tenait peut-être de son père Philippe le Hardi à.
Les libéralités de Charles s'étendirent aux arts et aux lettres, et il s'est montré le digne aïeul de Charles V, du duc de Berry et des Valois {. Un de ses plus beaux titres de gloire est d'avoir contribué « auxilio et consilio » à l’édification de Saint- Ouen de Rouen par l'abbé Jean Marc d'Argent, en 1318 5.
Charles de Valois fit aussi exécuter des peinturesô, et nous connaissons un des artistes qu'il a employés : le célèbre Évrard d'Orléans 7. Les comptes d'Évrard, aujourd'hui perdus, montraient que Charles l'avait employé au Vivier-en-Brie et à Villers- Cotterets, et Philippe de Valois au Gué-de-Mauny de 1308 à 1328 8. Charles de Valois a d’ailleurs fait exécuter des travaux dans presque tous ses châteaux, particulièrement à Saint-Ouen :
on a conservé un traité fort curieux intervenu entre lui et Gui