‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 317 sur 432 · septembre 1310, Reg. Clementis Vi, V, p. 158 et · texte numérisé non relu

septembre 1310, Reg. Clementis Vi, V, p. 158 et

40, A. N., JJ 54, nos 443 et 536 ; JJ 55, nos 1, 2, #4; JJ 59, n° 143 ; J 204, n° 2; J 254", n° 80.

11. 5 juin 1313, Bertrand de Broussillon, 0. c., 1, p. 258; Rymer, US p. #5.

fonction jusqu'au 28 avril 1316, et la reçut de nouveau à la fin de cette année jusqu'en 13231.

En 1317, Amaury obtint une série de réponses à ses réclamations au sujet de ses droits de sénéchal en Anjou et en Touraine *, et promit à Charles de Valois et à son fils Philippe de leur être fidèle contre les ligues féodales 3. L'année suivante, il reconnut qu'après sa mort on devrait payer le rachat pour ses terres d’'Ingrande et de Chantocé, et qu'il devait prêter hommage au nom de ses fils du second lit, Amaury et Pierre, auxquels il réservait les dites terres #. Le 25 mai 1318, Charles de Valois l’admit à l'hommage, et l’autorisa à ne payer le rachat qu'à sa mort *.

Amaury reçut plus tard de Charles de Valois 400 1. 6 sur le prix de vente d’une rente créée en faveur de Jean de Noisy ?, puis il s'occupa de battre monnaie avec ses droits honorifiques et contestés de sénéchal héréditaire; en 1323, il vendit le sénéchalat de Touraine pour 12.000 1. t. et 300 I. de rente 8; en 1331, celui d'Anjou et du Maine moyennant 10.000 1. et 1.500 I. de rente sur des terres en Saintonge; cette rente fut assignée sur Marennes en 1332 10,

Â. Jusqu'au 14 avril 1322, d’après Bertrand de Broussillon, o. e., I, p. 258; cf. Arch. municipales d'Agen, CC 38.

2. Acte de Philippe V, À. N.,-JJ 53, n° 29395 K 244 n° AS BEN, fr. 14538, fos 7 et 14; Beautemps-Beaupré, 0. c., IV, p. #6. — Entre autres choses, Philippe V renouvela l'ordre donné au sénéchal par Philippe- Auguste d'assister en personne aux assises; cet acte fut renouvelé à la demenle desChrde VA ENS n02952:

3. 8 octobre 1317, A. NN. J 1798, n° 91; Martène, Thesaurus anecdotorum, p1300 4. 15 avril. 4918, A°N., J 179, n07 5. Bertrand de Broussillon, His{. de la maison de Craon, 1, p. 286. 6. 21 mars 1324, A.N., J 179, no 98.

TImars AIO AN PESTE non 8. Brussel,o. c., I, p. 250.

ORAN AT 175", n° 36; Marchegay, Arch. d'Anjou, I, p. 223; Bertrand de le 0. c., I, p. 262; Beautemps-Beaupré, o. e., IV, p. 53. 10. Desratd de Broussillon, o. c., [, p. 262.

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Le premier des services administratifs était l’armée ; elle se recrutait de deux façons différentes : l'une était l'appel des vassaux selon le vieux droit féodal et le principe même du lien de vassalité, l'autre était la levée de mercenaires. L'armée féodale a été convoquée plusieurs fois par le roi, et Charles de Valois ne l'a employée que dans ce cas et jamais dans ses entreprises privées ; aussi le prieur de Cunault fit-il reconnaître, le 23 octobre 1312, qu'il ne devait son contingent de treize sergents à pied que dans les guerres personnelles de Charles de Valois !.

Cette armée féodale, dont la composition nous est fournie par les convocations ?, coûtait peu, car elle devait se munir à ses frais de tout le nécessaire, et il était imposé d’en faire partie sous peine de perte du fief ?, Elle comportait des obligations de guet même en temps de paix; c’est ainsi que le 7 juin 1299, Gaucher de Chatillon pria Charles de Valois de dispenser Simonet de Hémery, écuyer, d’un mois de garde dû annuellement à Tournan, à une époque où lui-même avait besoin de cet écuyer #.

4. A. N., J 179%, n° 85 ; Marchegay, Choix de documents inédits sur l’Anjou (Les Roches-Baritaud, 1874, in-8), p. 36. Notons toutefois qu’en 1308, Ch. de V. et Louis de Nevers s'étaient promis de se prêter leurs contingents et leurs places fortes contre leurs ennemis, v. ci-dessus, p. 134.

D AN, J7155, 6 x De la Roque; oc, ps 165, 270F, XXITL "p.807?

3. Le 14 novembre 1298, un vassal nommé Fouquet subit ce sort, mais avec indemnité, A. N., J 178", n° 59.

4. « À noble baron et puissent et son tres chier seigneur, monseigneur Challe, conte de Valois, de Chartres, d'Alençon et d'Anjou, Gauchiers, sires de Chastillon et connestables de Champaigne, honour et reverence et apparilliez a faire touz vos commandemens. Sire, savoir vos fais que Simonnes de Hemery, nostre escuiers, nous a dit et reconneu par devent nous que il doit la garde a Tournent un mois chacun an et comme vostre gent li aient fait savoir que il face la dite garde a ceste Trinité prochaine a venir, etil niait pooir d'estre pour grans besoingnes que nous avons a faire de lui, Sire, nous vous prions et requerons tant comme nous poons que pour

Mais cette armée féodale ne suffisait pas à fournir le contingent dù au roi : il fallait enrôler des chevaliers et des écuyers gagés !, et en même temps payer de lourds subsides au roi. L'armée mercenaire devait être entretenue et nourrie par celui qui l'avait recrutée, et son entretien a donné naissance à de nouveaux services administratifs ?. C'est ainsi que nous voyons Charles de Valois, obligé de faire venir d'Anjou en Flandre, en 1300, des provisions de vin*, sur lesquelles il était encore dû, en 1392, le prix de cent vingt-quatre pipes *. Les comptes de garnison pour tel ou tel ost sont nombreux dans l'inventaire des comptes *.

Mais où Charles de Valois a dû faire les plus grands efforts, c'est pour ses propres entreprises en Italie et en Orient 6 : là, tous les frais étaient payés par lui ; il est vrai qu'il avait pour l'aider les dons du roi et les décimes obtenues à titre de croisade. Tandis que pour les services dus au roi, les dons du roi ne suflisaient pas à couvrir les dépenses occasionnées par la levée du contingent réclamé. Pour se faire de l'argent, Charles dut vendre des libertés, par exemple, à la ville de Chartres, qui, moyennant 1.200 I. t.

amour de nous, a ceste fois, vos l'en vueilliez faire deporter et sofrir sens lui damaigier, et vos em plaise tant a faire que il se sente de nostre priere envers vos. Nostre Sire vous gart. Donnée le jour de la Pentechoste a Cruny, l'an de grace mil care diz et nuef, » A. N.,J 165", n° 69.

1. 21 février 1295, Hugue de Surgères, chevalier, donna quittance de 500 1. t. reçues de Jean de Condé pour gages dus par Ch. de V., Vialart, Hist. généal. de la maison de Surgères, p. 58; cf. aussi le compte : « Che sont les gens d'armes desques messire paia waiges pour lost de Flandres », Coll. Joursanvault, n° 1308.

2. Ceux qui constituent aujourd'hui l'intendance, cf. Funck-Brentano, De exerciluum commeatibus, ete.

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