V. ci-dessus, p. 432; À. N., K 40, n
bourser les créances de Charles de Valois! : l'examen des finances de Charles de Valois dément cette prétention.
Des papes qui se succédèrent pendant sa vie, Charles de Valois obtint des décimes ? et le produit du rachat des vœux et des legs pour la Terre-Sainte. Si nous laissons de côté ces derniers, et les décimes pour conquérir l’Aragon #, il reste quatre décimes obtenues pour conquérir l'Italie et Constantinople 4, Le clergé fut donc grevé d'impôts ?, qui, sous prétexte de croisade, servirent à payer les dettes de Charles.
Quelquefois même, le pape se contenta d’invoquer la piété et les services de Charles de Valois, pour lui faire des dons importants : le 11 septembre 1316, il lui accorda de cette façon les annates des bénéfices vacants dans ses États pendant quatre ans 5, mais ils ne devaient rien payer au roi pendant ce temps 7. Grâce à ce don, Charles de Valois put payer la dot de Marguerite, sa fille 8. Enfin à la veille de sa mort, Charles de Valois reçut du pape 100.000 I. t., sur lesquelles il assigna ses legs et le remboursement de ses dettes *. Toutes ces sommes reçues entre 1300 et 1315, jointes aux revenus de Charles, ne les portent-elles pas au moins à 100.000 1. par an?
Il reste à parler des dettes pour présenter le bilan de l’administration financière de Charles de Valois : en 1332, c'est-à-dire