‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 374 sur 432 · V. ci-dessus, A. N., J 164, n · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, A. N., J 164, n

Le latin au contraire est toujours employé dans les actes où Charles de Valois agit comme roi d'Aragon, ou empereur d'Orient, dans les vidimus d'actes latins, dans les actes adressés à des seigneurs étrangers ou à des villes situées hors de France; enfin, le latin sert fréquemment dans les actes où Charles de Valois parle comme lieutenant du roi, tant en Flandre qu'en Gascogne. Tous les autres actes, qui constituent l'immense majorité, sont en français.

Passons ensuite à l'étude de la rédaction des actes de Charles de Valois. Ces actes sont de trois sortes : lettres patentes, mandements et lettres closes, que nous étudierons successivement. Au sujet des lettres patentes; la première observation générale est qu’elles imitent les documents correspondants rédigés à la chancellerie royale, mais avec des différences imposées par la situation du personnage dont elles émanent. L'invocation est très rare dans ces lettres patentes et elle est réservée à des actes d’une haute importance : le traité avec Urosch, roi de Serbie !, l’affranchissement des serfs du Valois ?, et le testament de Charles #, où sa présence est amenée par les circonstances, mais ailleurs nous n'en trouvons nulle part; il en est de même du préambule que nous ne trouvons que dans les mêmes actes. De ces préambules, celui du testament est assez banal, mais celui de l’affranchissement a été reproduit par Louis X dans un acte de même nature qui est devenu fameux.

La suscription de Charles de Valois a beaucoup varié avec les divers essais de domination de ce prince ; le type ordinaire en est : « Nous, Challes (ou Charles), filz de roy de France, conte de Valoys, d’Alençon, de Chartres et d'Anjou # ». Charles porte ordinairement ces titres dans cet ordre, mais il y a un grand nombre de modifications : et d’abord le mot « nous » est omis à peu près dans la moitié des actes français, et dans tous les actes latins. De plus, les circonstances ont amené Charles de Valois à prendre différentes autres suscriptions : de 1285 à 1295, nous trouvons des actes où 1l suscrit : « Karolus, Dei gratia Aragonum et Valencie rex, ac comes Barchinonensis Ÿ, etc. »;

4. A. N., J 510, n° 17 : « Ad honorem Dei el gloriose matris ejus, orthodoxe fidei, divinique cultus augmentum et perpetuam memoriam ».

3. « Ou nom dou pere, dou fils et dou Saint Esprit... », Ordonnances XXE D 10

4. 24 novembre 1291, À. N.,J 163", n° 84. La lettre initiale du nom est parfois ornée, par exemple dans un acte du 2 juillet 129%, A. N., J 171", n° 45.

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