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4. H. F., XX, p. 1. La légende qui accompagne la vignette expose les raisons de l'identification, mais fait à tort de Charles l'oncle de Philippe IV.
5. « Item pour veu de mons. de Valois et de mons. de Biauvais et pour les paindre », Mém. Soc. hist. de Paris, I, p. 346.
6. Montfaucon, II, p. 285; B. N., Clairambault, 633, fo 12; Estampes, OMS
coiffé d'une mitre, et tenant dans la main une petite église, se trouvait saint Louis, évêque de Toulouse.
Certains auteurs ! ont voulu reconnaître Charles de Valois parmi les personnages peints par (Giotto dans la célèbre fresque du Bargello qui nous a conservé les traits de Dante. Mais une comparaison attentive de cette peinture avec l'effigie du tombeau, dont l'exactitude n'est pas discutable, ne permet pas d'accepter cette identification. D'autre part, comment Giotto aurait-il mis Charles de Valois à côté de Dante qu'il a proscrit de Florence ? ?
Aussi n'admettons-nous guère que le tombeau de Charles de Valois, aujourd'hui transporté à Saint-Denis *, comme donnant une image authentique. Cette image est vivante, elle nous offre les traits caractéristiques du visage de Charles, avec un réalisme qui en garantit l’authenticité. Charles de Valois avait recommandé de l’ensevelir le plus simplement et le plus économiquement possible: mais son tombeau n'est ni plus ni moins orné que ceux des autres princes de la famille royale. La statue est en marbre blanc, elle était couchée sur une tombe, aujourd'hui disparue, qui était en marbre noir. Charles est représenté les mains jointes, avec un anneau au quatrième doigt de la main droite, vêtu en chevalier et couvert d'une chemise de mailles de fer dont le chaperon est rabattu sur les épaules. Sous cette chemise il porte une cote d'armes dont la bordure est mouchetée d’hermine représentée par du marbre noir et blanc; les pieds sont chaussés de plaques de fer, un ceinturon semé de rosaces porte une large et longue épée que recouvre un écu blasonné attaché à l'épaule gauche par un baudrier. Malgré les armoiries de son écu qui sont bien celles de Valois (de France à la bordure de gueules), cette statue avait passé longtemps pour être celle de Robert de Clermont,
Signalons enfin ce fait curieux, que la famille d'Enguerrand de Marigny, lorsqu'elle érigea le tombeau du ministre dans la collégiale
4. Gebhart, Les Origines de la Renaissance en Ilalie, p. 400 ; Lafenestre, La peinture italienne, 1, p. 76.
2. Un dessin de cette chapelle est reproduit dans l'ouvrage de Müntz, Florence et la Toscane (Paris, 1897, in-#), p. 352. Le portrait dit de Ch. de V. est à droite de la fenêtre placée au fond de la chapelle.
3. Moulage au musée de Versailles, Galerie XVI, n° 265; dessins : Montfaucon, IL, p. 285 ; Millin, Antiquilés nalionales, IV, p. 51, n° #; Lenoir, Musée des monuments français, I, p. 68, n° 54; B. N., Clairambault 633, fo 317; De Guilhiermy, Monographie de l'église royale de Saint-Denis (Paris, 1848, in-16).
d'Écouis, plaça en face de l'effigie d'Enguerrand celle de Charles !. Cinq statues décoraient le mausolée : au milieu Dieu le père, à droite Enguerrand à genoux ayant à ses côtés un ange tenant une couronne de cordes et une trompette, à gauche Charles de Valois à genoux, attendant aussi son jugement, tandis qu'un ange présentait une toise pour mesurer ses torts. Cette curieuse représentation date du xv° siècle.
1° Chevaliers et écuyers.
Un grand nombre de chevaliers ont servi Charles de Valois, et ont été cités au cours de ce travail, nous donnons ici de courtes notices rappelant leurs rapports avec Charles de Valois et les principaux faits de leur vie :
Alain de Montendre, entra au service de Charles pour la conquête de l'Orient ?.
Aubert d'Andresel, fut chambellan et chevalier de Charles * qui lui légua 100 I. £. {.
Bouchard de Montmorency, cité comme chevalier de Charles de Valois dans l'affaire de Geoffroi de Mauny *, fut au nombre des exécuteurs testamentaires $, et devint chambellan et maître de l'hôtel de
1. Émeric David, Hist. de la sculpture au moyen âge (Paris, 4853, in-8), p. 131; Millin, Antiquités nationales, II, n° XXVIII, pl. 3, n°s 1 à 3; Recueil Gaignières à Oxford, IV, fes 123-124.
2. 8 août 1307, A. N., J 164, n° 21; Du Cange, Hist. de Constantinople, pr., p. 59. Charles lui donna 1300 1. t., pour ce voyage, Compte de l'Orient, p. 79. Sa veuve était encore créancière de 36 s. en 1332, R. D., XLI, 71. Il subsiste du mois de janvier 1292 une obligation d'Alain à des Lombards pour 154 1., 10 s. t., B. N., fr. 25992, n° 7.