Rymer, l5, p
Édouard, fils aîné du roi d'Écosse, devait épouser Isabelle de Valois, qui aurait en dot 25.000 1. t., et une rente de 4.500 1. t. !. Édouard I®, attaqué immédiatement par les Écossais ?, fit alors proroger la trêve jusqu’à Noël , mais la guerre reprit en Gascogne #. Charles de Valois n’y ayant pas pris part, nous la laissons de côté.
L'année 1296, qui amena pour la France de nouvelles victoires en Gascogne, fut occupée par d’interminables négociations entre la France, l'Angleterre, la Flandre 5, l'Écosse et les royaumes espagnols 5; pour faire aboutir les controverses pendantes, Boniface VIII demanda, le 16 août, à Philippe le Bel, d'envoyer son frère Charles à Rome, pour traiter de choses qu'il fallait tenir secrètes, en conseillant de prendre pour prétexte l’accomplissement d’un pèlerinage ad limina Apostolorum, ou le désir de voir son beau-père, le roi de Sicile 7, Il demandait, disait-il, un personnage très puissant, car avec les ambassadeurs, nonces et procureurs, rien n’aboutissait. C'était là, certes, pour Charles de Valois, une marque flatteuse de confiance, mais ce projet en resta là, le pape s'étant lancé sur ces entrefaites dans le différend qu'il déchaîna par la bulle : Clericis laicos ; notons toutefois au passage ce premier appel du pape à Charles de Valois.
L'année 1297 vit les rapports entre la France et la Flandre passer à l’état de conflit aigu : comme Robert d'Artois avait
. À. N., J 667, n°5 4 et 2; Rymer, L, p. 152; Dumont, o. c., [2, p. 294. . Nangis, H. F., XX, p. 571.
. Rymer, Li, p. 157.
. Nangis, H. F., XX, p. 578.
. Cf. Funck-Brentano, La France sous Philippe le Bel, p. 128-180. . Philippe le Bel apaisa le conflit des rois de Majorque et d'Aragon, A. N., P 135%, n° 841; le 1" mars, il renouvela la trêve avec l’Aragon, A. N., J 588, n° 20.