Rigny-le-Haut
8, Clouet, o. c., III, p. 46.
guerite de Sicile !, dont il avait eu six enfants, entre autres Philippe de Valois et Charles, comte d'Alençon.
La fin de la trêve approchait et la guerre se préparait : Gui de Dampierre, vieux et découragé, avait remis le gouvernement à son fils aîné, Robert de Béthune ?, et s'était retiré dans son chäteau de Ruppelmonde, laissant à ses fils le soin de défendre leur héritage. Cette campagne allait être dirigée par Charles de Valois, et se terminer par la conquête totale du comté de Flandre. Charles reçut le titre de lieutenant du roi et commanda en chef 3; il partit de Paris dès le 1% janvier 1300, et alla rejoindre à Lens l’armée qui y était réunie. Ses préparatifs avaient été importants, si l’on en juge par les sommes dont le roi lui fit don à cette occasion ?, et par les quantités de vin qu'il fit transporter d'Anjou en Flandre pour abreuver son contingent 5; d'autre part, nous connaissons les noms et les gages
1. « Domina Margarita, comitissa Valesii, mater Regis Philippi de Valesio, obiit in festo sancti Sylvestri anno 1299. » H. F., XXI, p. 403 (Mémoriauæ, n° 156).
2. 3 novembre 1299, De Limburg-Stirum, o. c., I, p. 273-274; Annales Gandenses, p. 11. Le 3 octobre, il avait publié le traité du 31 août 1294, qui contenait les promesses d’alliance que l'Angleterre avait si complètement oubliées, Funck-Brentano, 0. c., p. 327.
3. Le 30 décembre, il fut chargé par le roi de mettre B. de Haveskerque en possession du don qui lui avait été fait, De Coussemaker, Documents historiques sur la Flandre maritime, 3e fascicule, p. 89; ce qu'il fit le 5 janvier, ibidem.
4. Annales Gandenses, p. 11, qui nous disent qu'il avait 1.500 cavaliers et beaucoup d’arbalétriers ; Charles de Valois avait de plus une flotte sous ses ordres, Ch. de la Roncière, Histoire de la marine française, 1, 366.
5. 18 septembre 1299, « pro negociis Flandrie faciendis » 42.000 LI. t., B..N., lat. 9783, fo 95 r°; 4 novembre 1299, 1.000 1. p., f° 400 vo; 11 novembre 1299, 14.750 1. p., fo 102; 23 décembre 1299, 6.000 I. t., fo 109 vo; 30 décembre 1299, 2.000 1. t., fo 2 vo; 20 février 1300, « Dominus Karolus frater regis pro equis emendis in nundinis Barri pro guerra Flandrie, per litteras regis de IT x, 1. t. computatis per Johannem Kesnel, clericum suum, super regem », f° 10 r°. D'autre part cette expédition occasionna de nombreux comptes, B. N., lat. 9069, p. 978.
6. R. D., XXXI. Nous avons communiqué ce document à M. Funck-Brentano qui l'a édité : De Commeatibus, etc., p. 51-52.
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d'une foule de ses compagnons d'armes qui sont mentionnés dans le Journal du Trésor !, ou dans un rôle « des chevaliers qui sunt retenu pour Flandres, sanz ceux qui sunt retenu en Flandres par le conte de Saint Pol, l'an MCCIIIIXx et XIX »2?. L’'étatmajor de Charles de Valois était composé de Louis d'Évreux, de Louis de Clermont, des comtes d'Auxerre, de Forez, d'Aumale, de Joigny, de Sancerre, de Dammartin, de Saint-Pol, du sire de Beaujeu, de Jacques de Chatillon et de Jean d'Harcourt?, et s'était réuni à Lens.
Là, Charles de Valois était à proximité de Douai qui, le 6 janvier, envoya une délégation pour lui remettre les clefs de la ville 4 : celle-ci avait rappelé les leliaerts bannis en décembre 1297. Charles entra solennellement à Douai qui le reçut en grande pompe ?, et dont il confirma les privilèges le 7 janvier 6. Il respecta l’échevinage 7 et quelques jours après, le 11 janvier, 1l nomma comme gardien de la ville, au nom du roi, J. Le Brun . de Brunenberg, auquel il manda de laisser Anselme d’Aigremont jouir de la rente que Gui de Dampierre lui avait donnée 8. Tandis qu’un corps détaché allait prendre Béthune ?, Charles passa à Lille,
LUN. f-91783, 1 1£ 7, 15 v°,, 19.v°, 31 vo, 39 re, 42, r9, 49 r°,:49 vo, 99 vo, 101 r°, 104 v°, etc. Nous avons relevé plus de cent mentions de ce genre, mais nous signalons spécialement au f° 102 v° les chevaliers de l’entourage de Ch. de V.
3. Chronographia requm Francorum, 1, p. 84-87, el ci-dessus, note.
4. Chronographia, I, p. 84-85 ; Chronique Artésienne, p. 31 ; Funck-Brentano, o. c., p. 333-334. La trêve expirait le 6 janvier, c’est donc à tort que Robert de Béthune accusa Ch. de V. auprès du pape d’avoir pris Douai en pleine paix, Arch. Nord, B 436; B. N., lat. 9124, fo 194.