A. N., L 285, n°s 97-100 ; Potthast, n
à cœur de remplir son rèle : le 20 septembre 1301, il annonça aux magistrats de San Gimignano qu'il enverrait, le # octobre, un délégué pour faire la paix, et qu'il ne venait pas pour diminuer leurs droits, mais plutôt pour les accroître !. Le pape lui adjoignit, le 23 septembre, des vicaires spirituels dans chacune des provinces soumises à sa juridiction ?, et ne lui laissa à régler que les affaires de Toscane.
Florence était alors dominée par les Gibelins ; quant aux Guelfes, leurs chefs étaient en exil : les deux partis se tournèrent vers la cour de Rome pour la prendre comme arbitre entre eux, et vers Charles de Valois qui détenait la force nécessaire pour se faire obéir. Des deux côtés done, des ambassades furent envoyées à Anagni, les Gibelins notamment envoyèrent Dante: mais ils rencontrèrent un accueil très froid auprès du pape *, tandis que les Guelfes s'emparèrent de l'esprit de Charles de Valois. Comme le dit Dino : «il ne connaissait pas la malice des Toscans », et « on lui mit dans l'âme beaucoup de soupçons ». Le peuple de Florence nomma alors de nouveaux magistrats pris dans le parti modéré. Cela ne faisait pas l'affaire des Guelfes; leur chef, Corso Donati, qui accompagnait Charles de Valois depuis son arrivée à la cour pontificale, l'accusait déjà de mollesse : pour le faire aller plus vite, il lui fit donner par son parti 70.000 florins À, sachant bien que Charles ne voulait rien faire gratuitement. Telle sera, en effet, la caractéristique de tous ses actes en Italie:
1. Dino Compagni, 1, p. xiv et xzvr; le 25 septembre, les magistrats donnèrent leur adhésion, ibidem, p. xXEvI.