Dino, IL, p. 192; I. del Lungo, o. c., p
8. Dino, I, p. 192. — On peut comparer ces paroles à celles que Guil-
laume le Maire prononcera au sujet de Ch. de V., v. Guillaume le Maire, p- 316.
ne vint à leur secours, et une croix vermeille, présage de graves événements, apparut sur le palais des prieurs !. Florence fut livrée à toutes les horreurs du pillage, Donati ouvrit les prisons, appela les bannis et les aventuriers, et leur permit tout contre les Gibelins : on les massacra, on maria leurs filles de force, on brüla leurs maisons, et on les rançonna ?. Ces horreurs durèrent cinq jours, pendant lesquels Charles de Valois laissa tout faire : quand un grand incendie détruisait un palais, on lui disait que c'était une cabane 3, et les magistrats gibelins étaient impuissants à réprimer ces crimes. Lorsque les Guelfes eurent satisfait leurs rancunes, il fallut organiser un gouvernement régulier : le 8 novembre, des prieurs guelfes furent institués à la place des anciens qui, dès le 7, avaient cessé d'exercer le pouvoir, et Cante Gabrielli de Gubbio devint podestat ?. Le lendemain, la commune de Florence annonça à celle de San Gimignano, en même temps que la venue de Charles de Valois dans ses murs, le triomphe des Noirs 6, Boniface VIIT trouvait sans doute que son lieutenant allait trop loin; aussi, pour le modérer, envoyat-il, au milieu de novembre, le cardinal Mathieu d’Acqua Sparta 7, avec instruction de contraindre les Guelfes à se servir de procédés moins violents à l'égard de leurs ennemis. Le cardinal essaya de réconcilier les Cerchi avec les Donati et les Pazzi
{. Villani, Muratori, XIII, ce. 377; Dino, IT, p. 193; Hillebrand, p. 123; J. del Lungo, 0. c., p. 240.
2. Villani, Muratori, XIII, e. 377; Dino, II, p. 194-196; Arch. de Florence, Provvisioni, XI, c. 92; I. del Lungo, o. c., p. 241-243.