Arch. de Sienne, Libri di Biecherna, 116, f° 289 vo
SORT AS PTT
Pierre Ferrand de Languedoc, qui aurait promis son aide aux Blanes!. L'acte d'alliance que ce personnage aurait scellé avec Baschiera Toringhi, Adinari et Naldo Gherardini, est conservé
aux archives de Florence ?. C'est vraisemblablement un faux : en effet, une certaine obseurité plane sur le nom du chevalier français, et, d'autre part, ce chevalier ne fut pas puni, alors qu'il aurait dù l'être d'une manière éclatante. L'utilité de ce faux est facile à saisir : depuis longtemps les Noirs cherchaient une occasion de se débarrasser de tous les Blancs, même de ceux qui, par leur neutralité, ne leur avaient laissé aucune prise. Ce prétendu complot fut le prétexte d'une proscription en masse.
Le lendemain, Charles de Valois fit arrêter tous les chefs des Gibelins, tous furent condamnés comme traïîtres; ceux qui s'étaient enfuis furent condamnés par contumace, leurs maisons furent brûlées et leurs biens confisqués, ce qui rapporta à la ville 24.000 florins 3. Enfin, au mois d'avril, à la veille du départ de Charles, eut lieu encore une proscription de plus de six cents Gibelins #, flétrie par les vers de Dante ?, et qui lui permit de
L. Villani, Muratori, XIII, e. 378; Dino, II, p. 212-214, qui l'appellent « Pietro Ferrante di Lingua d'Oco ». Le traité dit : « Pietro Ferrando de Vergna ». La Cronica Marciana Magliabechiana en fait un prince de la maison d'Espagne, ce serait alors Fernand, infant de Majorque, que nous verrons lutter contre Charles de Valois en Orient, Dino, II, p. 212-214 (notes); I. del Lungo, o. e., p. 283-5.
2. 26 mars 1302, Arch. de Florence, Capitoli, XLIV, ec. 488-189 ; Dino, II, p. 212-213 (note).